215 / Les exigences des profs et les réponses des parents

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas, je voulais vous raconter une petite anecdote rigolote assez révélatrice…

Notre fils aîné, 15 ans, est au lycée depuis septembre, en 2de. Autant ses années de collège n’ont pas vraiment été un long fleuve tranquille, autant depuis la rentrée il semble vraiment bien. Je crois que le changement d’établissement (nouveaux copains et nouveaux profs) y est pour beaucoup. Ah, on me dit dans l’oreillette qu’il a mûri… Pas faux.

La semaine dernière, nous sommes allés avec mon homme à la réunion parents-profs. La fameuse réunion au cours de laquelle tu as un large créneau de 6 mn (véridique) par prof, et ne peux rencontrer que cinq profs maximum. Tout s’est très bien passé, les profs étaient agréables et disponibles… mais très en retard. Pas grave, j’avais missionné n° 2 (celui qui m’a vrillé les nerfs hier) > tu gères les douches, tu vérifies que les devoirs des petits (et les tiens…) sont faits et vous mettez le couvert. Pendant que vous y êtes, vous passerez également un coup d’aspirateur dans le salon et en rentrant on récitera ensemble un Je vous salue Marie. Nan, je déconne…

Nous avions RV à partir de 18h45. À presque 20h, alors que nous attendions dans le couloir avant de rencontrer le prof de Français, j’en ai profité pour papoter tranquillement avec les autres parents, accompagnés de leurs enfants (le nôtre a des priorités > il avait entraînement de foot !). Arrive la question qui fâche. Je leur demande :
– Alors dites-moi, vous l’avez bientôt terminé le Rouge et le Noir ?

Un ado me répond :
– Ah bah non ! Punaise, c’est long… Pis j’aime pas lire…

Explication > à la rentrée, le prof de Français a demandé aux élèves de lire Le Rouge et le Noir. En précisant qu’ils auront jusqu’à mars pour lire les 670 pages écrites en corps 4 (ok, 7) de Stendhal. Plus de six mois, on est quand même obligé de reconnaître que le prof est ultra sympa là, non ? Vous aviez six mois pour lire un bouquin au lycée, vous ? En discutant avec une maman donc, elle me dit « Oui je vais en parler avec le prof parce que bon, la lecture, faut que ça reste un plaisir. Mon fils a du mal avec ce bouquin, je ne peux pas le forcer quand même… »

Mais si bon sang ! Bien sûr que si ! Depuis quand « il faut que ça reste un plaisir ? » Qui a dit que les devoirs, ça devait rester sympa ? Déjà que nos ados sont majoritairement peu enclins à tra.va.iller, alors si nous, les parents, les adultes, on n’insiste pas un peu… On ne va pas se mentir, pourquoi faire ses exos de maths ou de SVT ça doit rester cool ? Et faire trois tours de stade en EPS, aussi ? Non. Les cours, c’est de temps en temps au moins j’espère, intéressant, voire passionnant, ça doit dépendre des matières et même surtout, des profs. Mais c’est sans doute aussi malheureusement, barbant, difficile, et même fatigant. So what ? Ils n’y vont plus ? On annule et on part faire l’école sur un bateau en navigant autour du monde ? Parce qu’on ne va quand même pas les contraindre à leur âge nos biquets ! Je suis la première à déplorer les faiblesses du système, le manque d’écoute et l’ignorance des solutions qui marchent. Mais si en Seconde, les enfants ET les parents discutent le choix d’un bouquin imposé par un prof de Français, qu’est-ce qu’ils vont faire adultes ? Quand un patron ou un client va leur demander de lire une synthèse pour faire un rapport, ils vont dire, bah là non, 240 pages… c’est beaucoup quand même, et pis j’aime pas lire ?!

C’est moi qui débloque ? Au collège, j’ai lu Germinal. Je n’ai pas aimé ce livre, mais je peux en parler. Je n’ai pas adoré Les Misérables non plus, et d’ailleurs mon prof et mes parents se fichaient complètement de mon avis sur Hugo. Ay lycée, ma prof de Français était dingo de Flaubert et de Proust. Alors je les ai lus. Et je suis ravie de l’avoir fait. J’ai aussi appris à tracer des cercles et à calculer des volumes, à faire des divisions et des équations. J’ai dû grimper en haut d’une corde et faire des matchs de hand. Tant mieux pour moi, j’ai toujours adoré le sport mais certaines de mes copines redoutaient ces séances-là. Pour autant, elles venaient. Nos parents ne disaient pas « reste donc à la maison mon trésor, le sport, faut que ça reste un plaisir quand même… ».

Quand les profs donnent trop de devoirs, panique à bord, les ados sont débordés et risquent le surmenage. Quand ils n’en donnent pas assez, on va en faire une génération de fainéants…

Alors je me demande > et si on laissait les profs faire leur boulot ? Et si on prenait le risque de leur faire un tout petit peu confiance ? Qu’est-ce que vous en pensez ?

 

P. S. : Cette photo n’a a priori aucun rapport. Ou peut-être que si, en regardant bien…
Passez tous un très bon week-end !

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© Colour your life

214 / La mère et le père, sans le sourire de la crémière

Petit coup de gueule du jour… bonjour ! Et booooonne année bien sûr !

Mon premier billet en 2017 sera amer. Pas de panique, je reviendrai plus légère d’ici quelques jours… Mais voilà, avec ma tribu de 5 loupiots, mes nerfs sont parfois mis à très rude épreuve et j’ai un peu (trop) le sentiment ces temps-ci de manquer du soutien de l’homme, mon homme, leur père. Petit résumé de la situation : je travaille ET je m’occupe des devoirs, je supervise (de plus en plus loin, certes) les douches, je vérifie que les sacs d’école sont prêts LA VEILLE, idem pour les sacs de sport, j’ai en mémoire les jours de bibliothèque des petits, je gère les trajets chez les copains/copines, j’envoie les sms aux parents (enfin, aux mamans !) des copains chaque fois que n° 3 a mal noté un truc dans son agenda « Dis-donc, le mien a noté ex. 10 p. 137, mais il n’y a pas d’exo 10 sur cette page… Le tien a noté autre chose ? » (<= Ça, c’était la conversation hautement philosophique d’hier…). Je gueule râle souvent, ils ont l’habitude, moi aussi. Tout va bien. Je ne suis pas rancunière donc chacun a évidemment son câlin du soir, évidemment. Mais j’ai transmis tous mes pouvoirs aux grands pour qu’ils me remplacent de temps en temps et lisent quelques pages à leur petite sœur. Oui parce que bon, en vrai, je fatigue aussi…

Et ce matin, après une migraine carabinée ce week-end et 3 nuits bien moisies, c’est un peu les nerfs à vif que j’ai découvert mon fils, à moins 10, vérifiant son exo de maths, (noté l’exo, sinon c’est moins drôle), se demandant s’il n’aurait pas mieux fait comme ci plutôt que comme ça, trousse perdue et pompes à l’autre bout du salon. Pétard de feu, mon sang n’a fait qu’un tour et mon fils (ma bataille) risque de se souvenir longtemps de mon pétage de plombs ! Ou pas d’ailleurs, puisque j’ai l’impression que je suis la seule a avoir eu l’estomac noué toute la journée. Eh oui, miss culpabilité ne m’a pas quittée de la journée… Mais pourquoi tu te mets dans des états pareils ? Eh laisse-le donc gérer… Est-ce que je vais tous les rendre totalement dingos… Voilà en substance les bonnes idées qui ont encombré mon petit cerveau aujourd’hui.

Donc, on essaie de les éduquer, de mettre les limites, mais faudrait pas trop les stresser non plus nos petits trésors, et garder aussi le sourire d’ailleurs, parce que bon, faire le gueule, c’est contre-productif. Et puis être aimable au boulot, évidemment. Préparer des bons petits plats également, parce que jambon-pâtes, c’est moyen pour leur putain de croissance. Surveiller leur scolarité mais les rendre autonomes, savoir être disponible sans être envahissante, les écouter mais accepter les silences… et surtout, ne rien attendre.

Ils ne mettent pas la table spontanément ? Ils ne proposent pas de t’aider ? Ne surtout pas se plaindre, c’est ça être parent… Enfin bref, la liste n’est pas exhaustive et j’avoue, je suis loin, très loin de rester ZEN tous les jours. Donc, va comprendre pourquoi, là, ce matin, j’ai légèrement exagéré, c’était la goutte d’eau de trop, parce qu’objectivement, l’exo de maths je m’en tape comme de ma première tasse de café. J’ai donc demandé à mon homme de ne pas hésiter à m’épauler sur ce coup-là, hein, toutes les bonnes volontés étant les bienvenues et je ne suis pas complètement perchée, l’autorité du père, ce n’est pas la même chanson que celle d’une mère. Je ne sais pas comment ça se passe chez vous, disons qu’ici mon homme est beaucoup plus calme, zen et raisonnable que moi (l’être moins que moi ce serait franchement pas de bol pour eux !). Mais quand il s’énerve, les mômes frôlent les murs et o.bé.i.ssent. (3 fois l’an donc…). Ce matin, on a donc convenu ensemble que son autorité devait s’exprimer davantage, parce que j’en ai marre de passer pour la râleuse hystérique qui n’est jamais contente… que j’aimerais bien, moi aussi, profiter d’eux et me réjouir d’avoir de si beaux enfants (beaux mais chiants > si jamais j’atteins un jour le niveau 2 de patience, je n’en perdrais pas complètement mon objectivité…)

Nous avons tous (enfin toutes…) nos exigences, certaines sont maniaques du lavage de dents, d’autres ne partiront pas sans avoir vérifié que TOUS les lits sont faits, alors que quelques-unes sont des angoissées du p’tit déj, des flippées de l’hypoglycémie. Vous l’aurez deviné, je n’ai pas ces manies-là (< rapport à mon bordel organisé génétiquement inscrit dans mes veines ET dans celles de mes enfants…) mais je ne supporte pas bordel qu’on se fiche de moi (> je reste polie, notez bien…).

Pour autant, avec un tantinet de recul, j’arrive à me dire (de temps en temps), que ce sont des enfants. MAIS bien souvent une petite voix s’empresse de me rappeler que c’est notre boulot, notre devoir même de les élever en leur montrant la réalité, les contraintes, les attentes. Être cool, planer à dix mille, voir ses potes et passer à la boulange après le collège pour acheter des bonbecs, c’est la super belle vie. C’est l’adolescence insouciante et c’est chouette. Vivre en famille, partager, aider, c’est aussi ce que je veux essayer de leur transmettre. Il y a des contraintes mais aussi des grands bonheurs… Je leur rabâche tous les jours qu’il n’y a pas de plan B > moi vivante, ils n’auront pas d’autre choix. Je tiens bon mais parfois, je m’épuise. Mais je tiens bon…

Et vous ?

 

213 / Noël, et la surenchère des cadeaux…

Pas d’affolement, je ne viens pas plomber l’ambiance avec une « bonne » morale, juste partager ici mon ressenti du moment. Comme vous toutes, je réfléchis aux cadeaux de Noël pour nos enfants, ils ont même fait des listes… Mais plus ça va, plus cette histoire me chiffonne.

D’ailleurs, ce matin j’ai écouté la toujours excellente chronique de Claude Halmos sur France Info. Je vous la recommande, on doit pouvoir la chopper en replay.

Donc, 2 choses :

  • Primo, à l’école des enfants hier, c’était la fête de Noël. Chants, vin et chocolats chauds, marché de Noël, c’était tout mignon. Et comme chaque année, l’école propose une belle initiative : que nos enfants offrent un jouet à eux pour les enfants du Secours Catholique. On ne nous demande pas d’acheter un jouet, non, on leur suggère de partager, d’offrir un des leur. Plus dur… Le porte-monnaie de papa-maman, ils doivent penser qu’il est extensible, que les Euros poussent dans le jardin… alors aller dans un magasin et choisir un jouet pour un autre enfant, je suis certaine qu’ils le feraient tous sans trop rechigner. Mais se séparer d’un jouet/livre/peluche à eux, ça n’est pas anodin et je trouve l’initiative excellente. => C’est d’ailleurs l’occasion chaque année de leur rappeler que TOUS les enfants n’ont pas de cadeaux à Noël, que certains se contenteront de très, très peu. Et dire aussi que la valeur marchande d’un cadeau n’est de loin vraiment pas l’essentiel. Qu’un cadeau fait avec amour/amitié/générosité vaut tous les sabres laser à one million dollars…  Je les ai donc vus jeudi soir dans leur chambre, chercher, choisir, oh et puis non, celui-là je l’aime vraiment beaucoup, bon ok d’accord, je le donne. Et je rajoute, ça, et ça aussi… On a pris soin de faire des beaux paquets et c’est tout contents qu’ils sont arrivés vendredi matin à l’école, chacun portant fièrement son cadeau pour l’offrir à un autre enfant.
  • Deuxio, les catalogues de jouets inondent notre boîte aux lettres dès novembre, c’est donc assez naturellement que les enfants découpent, collent et font une liste longue comme mon bras… Et cette année, va comprendre pourquoi, ça me déplait fortement. Ça manque d’un tout petit peu de surprise, non ? Je ne suis pas née de la dernière pluie (Ophélie) et  Noël, comme toutes les fêtes d’ailleurs est devenu un business XXL, j’en ai bien conscience (Hortense). Mais pour nos enfants, et nous aussi d’ailleurs, c’est surtout (enfin, ça devrait être…) la joie de retrouver et de gâter nos proches. Se retrouver autour d’une belle tablée, mettre des jolis vêtements, oublier les soucis le temps de ces retrouvailles et inscrire ces bons moments-là au patrimoine des meilleurs souvenirs.
    Hier, avec mon homme, nous sommes partis remplir la hotte, avec dans la poche lesdites listes. Arrivée dans le magasin, je les ai bien regardées et puis j’ai décidé de les ignorer. Cela m’a valu une discussion animée avec mon homme et j’ai fini par obtenir gain de cause en fixant 2 règles > 1. Pas plus de cinq paquets par enfant, ça me paraît plus que généreux. 2. Nous sommes leurs parents, qui mieux que nous peut savoir ce qui leur plaira ? Pas besoin de liste, je sais que ma blonde adore bricoler, tricoter et jouer à des jeux de société avec ses frères et sa sœur.
    Nous lui avons donc choisi :
    – un chouette coffret pour fabriquer des pompons
    – un autre avec des perles… pour faire des petits bijoux
    – un 12e jeu de cartes UNO (je ne sais pas chez vous mais ici, les cartes disparaissent, sans doute la petite souris…)
    – la 125e poupée peroxydée => Barbie danseuse étoile, au hasard…
    – et un jeu de Bonne paie
    Elle nous fera probablement remarquer que ce n’est pas ce qu’elle avait mis sur sa liste. Et je répondrai que le Père Noël est bien malin puisqu’il a perdu sa liste mais qu’il a choisi des cadeaux qui la ravissent. Ou alors elle m’enverra paître et boudera toute la journée ! Qui sait ?

Moi et mes convictions on s’est souvent plantées… Mais cette année, je crois quand même qu’il va falloir dire et redire que la magie de Noël c’est le partage, les sourires et les jolies couleurs. Et le chocolat, bien sûr.

Parce que Bidule a eu 2 paquets de plus que moi, on s’en fiche un peu. Non ?

Mais vous, racontez-moi, à J-15, comment vous faites ?

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212/15 piges

Nous devions partir en voyage. En Martinique pour y retrouver des amis très chers (aucun rapport avec le prix du billet…). Voilà, c’était prévu, acté, noté dans les agendas depuis un mois. Aucune raison d’annuler cette parenthèse de douceur.
Deux jours avant le départ (pas rassurée, à l’idée de me cogner 10 heures d’avion…), mal au bide, maux de tête… Je me dis t’inquiète Ginette, c’est rien du tout, ça va passer, stresse pas. J’appelle mon toubib, je lui parle de tout ça, nan je déconne (qui dérange son gynéco pour lui dire qu’elle a mal au bide ? Pas moi. Enfin, en temps normal, pas moi.) Mais les temps n’étaient pas normaux, 8 années de traitements, de faibles hauts et de bas bien bas (=> oui, il y a différents niveaux de « bas »…), de rêves de ventre rond, ça occupe bien l’esprit. Bref, en douce de l’homme, j’appelle mon gynéco donc pour lui dire alors voilà, j’ai juste 10 jours de retard, je suis sûre que ça a encore foiré, et d’ailleurs je m’en fiche, là, je n’y crois plus tellement alors les signaux de dame nature je vais les ignorer, mais bon, j’ai fait un test, il est positif, ça doit être une erreur. On doit partir en voyage. Dans 2 jours. J’annule tout ? (<= finalement, peut-être qu’après tout ce temps, j’allais décider de ne pas ignorer les signaux de dame nature…). Il m’a dit, non, n’annulez rien, faites votre voyage mais revenez me voir en rentrant. OK.

Ce matin, j’ai appelé mon gynéco (<= enfin, sa secrétaire) et je lui ai dit, s’il vous plait mademoiselle, pourriez-vous transmettre un message au docteur Miracle ? Voilà, dites-lui que j’ai appelé, et que je pense bien à lui parce qu’il y a quinze ans tout pile, je suis devenue mère grâce à lui. Mon fils a quinze ans aujourd’hui, il est beau (<= en toute objectivité évidemment), il est grand, il est fort, il est doux, il est chiant (<= mère juive mais pas totalement dingo), il est le paradoxe incarné, il est l’aîné de cette tribu, il est bien dans ses baskets en ce moment, il me fait rire (et douter), mais grâce à lui, depuis quinze belles années, et jusqu’à mon dernier souffle, je savoure ma chance d’être sa mère. Dites-lui tout ça d’accord ? Elle m’a dit aucun problème, je vais lui transmettre votre message tout de suite, je suis certaine qu’il sera content, au fait comment s’appelle votre fils ? Il porte le nom d’un ange. Elle a laissé un blanc et m’a répondu, alors si je peux me permettre, souhaitez-lui un très bel anniversaire aussi de ma part. J’ai dit merci, oui, bien sûr. Et puis j’ai séché ma larme. Elle avait ce matin le goût du bonheur.

211 / L’enfant préféré(e)

Ouh la ! Voici le tabou number one de la vie parentale : j’ai nommé le chouchou des parents ! Oui, je me lance dans ce sujet car en ce qui concerne, il ne l’est pas (tabou, vous suivez ?).

Avec une joyeuse tribu de cinq zouaves, on pourrait se dire, pourquoi pas, et ce ne serait pas totalement délirant, que j’en préfère un, ou une. Je ne vais pas davantage faire durer le suspense. Je n’ai pas de préférence pour un de mes enfants. Je les déteste tous ! (Mais non, n’appelez pas la DASS, je plaisante… )

Par contre, j’ai des affinités particulières avec eux, différemment. Et je m’en vais vous en faire la liste :

  • n° 5 (5 ans, la petite dernière) est mon clone. Total. Même trogne, même humour, elle me ressemble à un point assez dingo (le bazar en moins !). Ce miroir n’a pas je pense d’influence sur mon ego, mais je la comprends très vite. Pour autant, je ne la trouve pas « plus » sympa parce qu’elle est comme moi… Elle est quand même très très facile à vivre, tous ceux qui la connaissent sont d’accord sur ce sujet : cette môme, c’est un rayon de soleil.
  • n° 4 (7 ans) est plus sombre, un poil plus intello-prise-de-tête… Ultra sensible (pardon hein, mais chiante donc !). Son petit côté artiste en herbe me fascine totalement. Ma petite blonde, c’est la grâce incarnée. Elle fait de la danse classique, de l’alto (je vous en reparlerai…) et surtout, elle dessine. Autant vous dire que ce gêne-là, je ne sais pas où elle est allée le chercher ! Toujours très appliquée, délicate. Patiente => je m’énerve plus souvent avec elle : ma devise étant le mieux est l’ennemi du bien, sa tendance perfectionniste me vrille facilement les nerfs. Mais je me soigne.
  • n° 3 (9 ans) est to.ta.le.ment perché. Barré. Très très haut. De fait, il a toujours deux trains de retard, enregistre une info avec 3 jours de retard, ce qui crée souvent de bonnes tranches de rire. Par exemple, il y a 18 mois, nous avons changé de mini-bus. En avril. On n’a pas publié l’info dans les journaux, mais bon, je les emmène tous les jours à l’école. On est parti en vacances avec (2 fois 1200 bornes…). En septembre, un soir, il me demande :

                      – On a changé de voiture ?
– ???
– Bah oui, elle est nouvelle cette voiture, non ?
– Non.

Voilà-voilà. Je passe à confesse, moi je suis le degré zéro de la bulle. Je ne plane pas, je suis très terre-à-terre alors oui, celui-là, il me surprend sans cesse. Je ne suis pas DU TOUT faite comme lui, mais je l’adore. Il nous fait tellement rire. Et puis il sourit tout le temps, tout en tendresse. Calme. Je l’ai souvent dit, c’est grâce à lui que nous en avons eu deux autres. Il est tellement facile…

  • n° 2 (12 ans), c’est le clone de son père, l’humour en moins… Hyper efficace, là où on l’attend. Très fin, il sait quand il doit arrêter de déconner jouer avec mes nerfs… Je n’ai pas besoin de lui faire une explication de texte => ok maman, j’ai compris, t’inquiète. Plutôt serviable. Lui et moi, pourtant très différents, on se comprend 5/5. Et puis, il fait les meilleurs pan-cakes de Chartres ! (En toute modestie, bien sûr.) 
  • Quand je regarde n° 1 (14 ans), j’ai l’impression de me revoir ado. Il a ses potes, sa musique, son sport. Un certain équilibre que l’on surveille malgré tout. Il me ressemble pas mal physiquement mais avec lui que j’ai longtemps stagné au niveau -10 de la patience. Dieu qu’il met mes nerfs à rude épreuve ! Il est d’une lenteur… Mais je suis très très fière de sa force tranquille. Ce bel ado, je l’ai pourtant mis au monde hier, ou presque…

Nos 5 enfants sont très différents, entre eux, et de nous, leurs parents. Pas besoin de vous dire que je les adore tous. Que j’apprends avec chacun d’eux, qu’ils ont fait de moi la mère râleuse que je suis et que notre unique objectif est de les rendre forts pour appréhender seul(e)s ce monde qui leur tend les bras. Et aussi de leur apprendre à faire leur lit chaque matin, mais là, il reste encore pas mal de taf !

Mais vous ? Est-ce que vous avez plus d’affinités avec un de vos enfants ?

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210 / Des produits bio pour nos ados

Dans un monde parfait, chaque membre de la tribu aurait sa salle de bains, je pourrais alors laisser-là tous mes vernis sans craindre que les petites mains pleines de doigts de mes filles adorées (et néanmoins maladroites…) n’ouvrent les flacons, et oublient de les refermer. Je disposerais tous mes produits de beauté/soin, sans souci, je les verrais tous merveilleusement alignés, et ça serait chouette. Je n’aurais pas à ramasser les cheveux/cotons sales/serviettes par terre… Ah oui, vraiment, je me verrais bien dans ce monde parfait…

Mais la réalité est tout autre, nous n’avons pas 7 salles de bain (ah ?), mais deux et on va dire que c’est déjà pas mal (<= je positive terriblement en ce moment).

Nos enfants grandissent (ah bon ?) et force est de constater que mon ado est aujourd’hui un grand ado (<= il mesure 1,70 m et chausse un petit 46… oui, je sais, il paraît qu’il n’a pas fini de grandir, il n’a que 14 ans !). Je ne sais pas vous, mais en ce qui me concerne, mon adolescence m’aura au moins épargné une chose > les boutons. J’ai toujours eu grande veine de ce côté-là (merci papa-merci maman), j’ai dû au grand maximum chopper 4 boutons et demi pendant toute cette merveilleuse période… Je souhaite donc à toute ma tribu le même bol mais dans le doute, j’ai préféré anticiper (pour une fois…) et après avoir mené une mini-enquête entre moi-même et l’internet, voici ce que j’ai acheté pour mon fils adoré. J’ai choisi depuis plusieurs mois de n’utiliser pour eux que des produits bio (#sans cochonneries). Honnêtement, ceux-là sont à peine plus chers que les produits que j’achetais avant en grande surface ou en para-pharmacie.

J’ai commandé l’ensemble de ces produits ICI parce que j’y ai trouvé un onglet « Soins peaux jeunes » qui m’a bien facilité la besogne. Et puis Ariane, la responsable, est juste adorable. (Pour info, un des produits que j’avais commandé était en rupture de stock, elle me l’a envoyé 3 jours plus tard avec un gentil petit mot. Bref, le petit plus du service commercial qui fait du bien…)

Donc, comme chacun le sait, une peau saine et propre, c’est à mon avis, LA BASE. Chez nous, le chef de meute (<= moi…) a décidé que pour faciliter la logistique du soir (et donc, du matin…)  les enfants se doucheraient le soir. Et nous, le matin.

• Sous la douche, mon fils se savonne donc maintenant le visage avec le gel nettoyant Pureté aromatique, de Edenens. C’est simple (c’est un garçon !), ça sent bon (la base), et dixit l’ado concerné « ma peau est toute douce ». Alléluia. C’est donc, sans parabens, ni silicones, ni huiles minérales. Non testé sur les animaux. –> 11,50 € le tube de 150 ml

• Le matin, donc, pas de douche mais une toilette malgré tout. Il utilise alors la Lotion Bio Purifiante – Peaux Grasses à Imperfections, de Cattier qu’il rince avec un coton. Elle rééquilibre l’excès de sébum et resserre les pores, elle est formulée avec des huiles essentielles d’arbre à thé qui luttent contre les imperfections des peaux acnéiques.
–> 6,10 € le flacon-spray de 200 ml

Ça, c’est donc son rituel no spot ! On a aussi fait quelques incantations divines au dieu-des-ados en espérant sincèrement que ça marche… (<= depuis 10 jours, il fait son lit sans broncher, me prépare un bon thé chaque matin et beurre mes tartines. Si, si. => Nan, je déconne ! Dieu, cet ingrat ne m’entend pas…)

• J’ai commandé pour toute la tribu le Shampooing Douche Bio 2 en 1 – Pamplemousse, de Coslys. Ici, les enfants se lavent les cheveux tous les jours, alors on a simplifié la séance en n’utilisant que des shampoings corps & cheveux.  Celui-ci étant sans savon, pas de risque de décaper leur jolie crinière… Il sent très très bon, le flacon est pratique, il mousse bien mais pas trop, bref, il est déjà adopté !
–> 5,80 € le flacon de 250 ml

• Et les quenottes alors me direz-vous ?
J’y viens. J’ai acheté pour nous le dentifrice bio à la menthe, Avril. Et puis les grands nous l’ont piqué très vite… (Je suis donc bonne pour passer une nouvelle commande.) Du peu que je l’ai utilisé (!), il sent très frais (la menthe quoi…) mais « n’arrache » pas la bouche pour autant… C’est-à-dire qu’on n’a pas l’impression d’avoir avalé un flacon de Ricqlès mais on a malgré tout une belle sensation de fraîcheur ! LA base.
–> 3,00 € le tube de 75 ml

Dans quelque temps, je viendrai vous parler de rasoir et de crèmes à raser pour ados…
Dans l’intervalle, si vous avez des produits à me conseiller, n’hésitez pas.

Je prépare également un post sur les produits bio que j’utilise (maquillage, soin…).
Bon week-end à tous. Ici, on s’apprête à faire le pont. Et vous ?

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209 / Des jeux éducatifs vraiment intelligents #squla

 

Au cas où ça vous aurait échappé, l’école, les devoirs, les études… et le bien-être de nos petits à l’école justement, m’intéresse. Me concerne, me motive, me fait douter souvent mais me passionne toujours.

Je suis de celles qui surveillent les devoirs des enfants de très près, qui vont aux réunions avec les profs, qui questionnent sans cesse. Je les aide quand ils ont besoin (<= et dans la limite de mes possibilités, autant dire qu’en sciences-physiques ils ont intérêt à bien piger en cours), on essaie de les accompagner et de les préparer à devenir autonomes, sympas, bien dans leur tête autant que dans leurs baskets. Rien de très original me direz-vous, et pourtant, le chemin n’est pas toujours bordé de jolies pâquerettes ! Pâquerette étant une jolie métaphore pour adoucir qu’en vrai on en bave souvent. Grave. Qu’avec une tribu de 5, la petite en grande-section et l’aîné au lycée, on ne s’ennuie pas.

On a beau prévoir dans nos agendas déjà bien chargés des moments de détente, du sport, les copains, un peu de lecture et des soirées au cinéma, le créneau 18h-20h est en général très animé… On a fait appel à un gentil prof de maths toute l’année dernière pour notre fils aîné. C’était ça ou mes nerfs flanchaient. Déléguer quand on peut, c’est souvent salvateur. Pour tout le monde. Depuis qu’il est au collège, j’ai regardé un peu partout sur le net les cours en ligne, le soutien, les applis intéressantes… > le travail à la maison en version 2.0. Il existe en effet pas mal de profs qui tiennent des blogs sur lesquels ils mettent des cours, des vidéos et des exercices hyper bien fichus. Pour réviser le Brevet notamment, mon fils s’est aidé souvent de ces sites.

Depuis que je suis formatrice en orthographe, j’ai des élèves de tous les niveaux. Certains dont les parents me contactent en mai parce que la dictée du Brevet approche… d’autres qui ont de vrais problèmes de dysorthographie, des adultes qui ont décroché, qui savent à peine lire. Le travail que je fais avec eux me passionne. J’ai le privilège de voir la joie dans leurs yeux quand j’arrive à transformer une vilaine règle de grammaire en jeu. Je suis convaincue qu’on n’est pas obligé de rendre les apprentissages rébarbatifs et douloureux, qu’une classe vivante n’est pas forcément synonyme de désordre… Que pour apprendre on a aussi besoin d’être concerné, et inversement, je dis à mes « élèves » (et à mes enfants…) qu’on peut prendre du plaisir à travailler.

Je ne fais pas souvent de la pub ici et je parle très peu de mon travail, mais je voulais partager avec vous une aventure réellement enthousiasmante ! Depuis cet été j’ai la chance de travailler aussi pour Squla (<= mon deuxième nom en ce moment c’est slashers, mais je m’égare…). Squla, c’est une plateforme de jeux éducatifs pour les enfants, de la maternelle au CM2, dont le contenu est entièrement basé sur le programme scolaire. Squla est né aux Pays-Bas il y a 8 ans quand un père de famille, inquiet pour l’avenir de ses enfants et conscient du pouvoir tentaculaire d’internet, des tablettes et des réseaux sociaux, a décidé de créer des jeux en ligne. Quitte à passer deux heures en moyenne par jour sur internet, autant que ces deux heures soient « utiles ». Son idée ? Permettre aux enfants, après l’école, de s’amuser tout en apprenant. Le mot-clé : le jeu. LA belle idée ! Alors moi, depuis juin, je rédige et/ou je relis des quiz pour Squla. Et je me régale.devices-fr-2

Squla c’est donc un outil pédagogique :

  • avec un contenu basé sur le programme scolaire proposé et/validé par les éditions Nathan
  • entièrement sécurisé (sans publicité, sans lien externe, et sans chat)
  • toujours ludique : l’enfant joue en apprenant, autant qu’il apprend en jouant…

En pratique, Squla permet aux enfants d’avancer à leur rythme : occuper efficacement le temps des enfants terminant les exercices habituels en avance, permettre à d’autres de travailler davantage certaines matières si besoin, préparer une évaluation en s’amusant et développer le plaisir d’apprendre. Par ailleurs, pour permettre un suivi de qualité, les parents ont accès à un espace personnalisé, et reçoivent des compte-rendus contenant les progrès effectués, les matières étudiées et le temps passé sur Squla.

Concrètement, l’enfant choisit sa classe pour avoir accès à un contenu à son niveau, puis il choisit une matière (français, maths, questionner le monde, anglais, enseignement moral et civique). À partir de là, il joue ! Les jeux sont présentés sous la forme de missions, très illustrées, ludiques, et courtes ! Si bien qu’il peut si vous l’autorisez, choisir de jouer 20 minutes (sur l’ordinateur familial, une tablette ou un smartphone), s’arrêter et reprendre le lendemain là où il en était. Mais, si votre enfant a besoin de revoir une notion de l’an passé, ou s’il est curieux et souhaite s’essayer aux missions d’un niveau supérieur, c’est bien sûr possible.

Ce principe rejoint une idée à laquelle je crois depuis longtemps : prenons un enfant de 9 ans, au parcours scolaire classique, en CM1. Il peut tout à fait être fortiche en maths, moyen en français et « normal » en histoire. Autrement-dit, il peut avoir le niveau d’un CM2 en maths et celui d’un CE2 en français. Ça n’en fait pas pour autant un enfant précoce, ni en retard. C’est juste qu’en France, sous prétexte qu’il sera né en 2007, il sera dans une classe avec 30 autres enfants, nés comme lui en 2007. So what ? Pourquoi ? Pourquoi tous les enfants nés en 2007 devraient-ils avoir le même niveau dans toutes les matières ? Quand on permettra aux enseignants de faire des groupes de niveaux et non plus d’âge, j’ai l’impression qu’on fera un énorme saut en avant, non ?

Bon plan ! Il y a en ce moment une offre spéciale pour la rentrée : 5,95 € par mois au lieu de 7,95 €.

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Si vous avez des questions, j’y répondrai comme toujours avec plaisir.

Pour en savoir plus > https://squla.fr