203 / Membre d’un jury littéraire…

 

The matin, nous avons délibéré ! And the winner is…

Mais avant de vous dévoiler le nom de notre coup de cœur, et puisque vous avez été assez nombreux à me demander comment tout ça s’est déroulé, je viens vous faire partager cette superbe aventure que j’ai eu la chance de partager avec quinze autres jurés.

À Chartres (où je vis), nous avons la chance d’avoir une magnifique librairie. Grande, belle, avec des libraires passionnés, j’y passe chaque semaine. Parfois simplement pour découvrir les nouveautés ou demander un conseil pour faire un cadeau…

J’ai toujours beaucoup lu mais honnêtement, cinq grossesses en neuf ans et des nuits particulièrement hachées m’avaient fait abandonner la lecture, pour un temps. Et à regret.

Pour autant, je continuais d’acheter des bouquins qui s’entassaient sur ma table de nuit…

Depuis deux ans mes nuits sont devenues particulièrement difficiles, alors plutôt que de compter les étoiles et sur les bons conseils d’une copine, je me suis remise à lire. Avec grand bonheur.

Aussi quand mi-janvier, en passant à la librairie j’ai vu un petit flyer proposant de participer au premier prix des lecteurs de l’Esperluette, sans vraiment réfléchir j’ai rempli le formulaire. Quelques jours plus tard, mes quinze co-jurés et moi recevions un mail nous expliquant que nous faisions donc partie de ce jury ! Les choses « sérieuses » allaient commencer. Les organisatrices avaient sélectionné huit livres, issus de la rentrée littéraire de septembre et de janvier, huit livres qui, au moment de leur sélection n’avaient pas encore été primés…

Deux exemplaires de chaque livre seraient mis gracieusement à notre disposition par la librairie, libre à nous de venir les prendre au fur et à mesure, dans l’ordre et au rythme qui nous conviendraient. Nous avions environ quatre mois pour les lire.

Pas de fiche à remplir, pas de résumé à faire. Lire simplement, et puis se rendre disponible un dimanche de la fin-mai, pour partager nos impressions tous ensemble.

Ce matin donc, à 10 heures, j’ai fait la connaissance de mes « collègues » de lecture. À aucun moment avant ce matin nous ne nous étions rencontrés. Et j’ai apprécié ce petit « secret » que nous étions seuls à connaître.

Pour ne pas être influencée, j’ai essayé au maximum de ne pas lire les articles liés à ces huit livres. J’ai même refusé d’aller à une rencontre avec un des auteurs cet hiver, alors qu’il était invité dans une librairie à quelques km à peine de notre lieu de vacances…

Voici donc la liste des livres sélectionnés :

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J’ai adoré sincèrement trois de ces huit livres. Pour être parfaitement honnête, je n’ai pas réussi à entrer dans l’univers de trois autres et les deux derniers me sont littéralement tombés des mains. Mais je suis ravie de tous les avoir lus !

Je les ai donc rangés par ordre de préférence et ne choisit de vous parler que de mes 3 coups de cœur.

Avant de « justifier » mes choix, je précise que sans cette « aventure », je n’aurais pas lu le livre de Jeanne Benameur. Je n’aurais alors malheureusement pas pleuré en lisant ses mots… La presse faisant grand écho du talent d’Olivier Bourdeaut, je pense que je l’aurais acheté. Quand à Patrick Tudoret, je me réjouis d’avoir « dû » le lire, tant ce livre m’a également bouleversée.

Ce matin, c’était passionnant de partager nos opinions, d’entendre les avis contraires, et d’en rire. Les débats étaient chaleureux, pleins d’envie, de contrastes et d’écoute. Nous étions donc seize jurés, 12 femmes et quatre hommes, tous curieux, tous conscients de notre chance.

* Le lauréat du Premier prix des lecteurs de l’Esperluette est donc, et je m’en réjouis puisque c’est également mon livre préféré parmi la sélection, « Otages intimes » de Jeanne Benameur.

Voici la 4e de couverture :

Photographe de guerre, Étienne a toujours su aller au plus près du danger pour porter témoignage. En reportage dans une ville à feu et à sang, il est pris en otage. Quand enfin il est libéré, l’ampleur de ce qu’il lui reste à réapprivoiser le jette dans un nouveau vertige, une autre forme de péril.

De retour au village de l’enfance, auprès de sa mère, il tente de reconstituer le cocon originel, un centre depuis lequel il pourrait reprendre langue avec le monde.

Au contact d’une nature sauvage, familière mais sans complaisance, il peut enfin se laisser retraverser par les images du chaos. Dans ce progressif apaisement se reforme le trio de toujours. Il y a Enzo, le fils de l’Italien, l’ami taiseux qui travaille le bois et joue du violoncelle. Et Jofranka, “la petite qui vient de loin”, devenue avocate à La Haye, qui aide les femmes victimes de guerres à trouver le courage de mettre en mots ce qu’elles ont vécu.

Ces trois-là se retrouvent autour des gestes suspendus du passé, dans l’urgence de la question cruciale : quelle est la part d’otage en chacun de nous ?

De la fureur au silence, Jeanne Benameur habite la solitude de l’otage après la libération. Otages intimes trace les chemins de la liberté vraie, celle qu’on ne trouve qu’en atteignant l’intime de soi.

J’ai pourtant commencé ce livre à reculons. Un photographe de guerre libéré après été pris en otage…

Mais le talent de Jeanne Benameur, c’est son écriture fine et subtile. C’est la violence sous-entendue mais jamais décrite. Ce sont ces personnages, tous si attachants, si vivants malgré leurs souffrances. C’est le refuge si bien décrit dont le héros Étienne, a tant besoin. C’est le retour dans sa maison maternelle, la musique et les amis d’enfance, les souvenirs partagés, l’intime, la nature comme chemin vers une possible reconstruction. L’harmonie retrouvée. L’idée même d’un retour au bonheur, après l’indicible horreur. Les questions liées à la liberté, même quand on n’a (apparemment) pas de chaînes…

Il y a dans ce récit un fil qui se révèle doucement au fil des pages. Une façon si particulière d’évoquer le temps qui passe, qu’on ne rattrape pas mais qui, pour autant, ne se perd pas. Une obligation d’évoquer l’incidence de nos choix, conscients ou pas. Une humanité comme une évidence. Et qui en fait un livre vraiment à part, dont on referme les pages à regret. N’ayez pas peur, lisez ce livre, il n’est ni triste ni oppressant. Il n’est que beau.

* Je choisis de vous faire partager mes deux autres coups de cœur :

Que dire du premier livre bouleversant d’Olivier Bourdeaut, « En attendant Bojangles » ? C’est l’histoire d’un amour-fou. Un trio de doux dingues, un fils et ses parents, complètement fantasques, hors normes. Cette histoire loufoque, ce mélange de mélancolie et de poésie, de désespoir parfois, ce tourbillon d’amour à toutes les pages m’a émerveillée. J’ai adoré chaque page de ce livre. Et si c’était eux qui avaient raison…

Voici la 4e de couverture :

Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.
Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.
L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom.

« Comment font les autres pour vivre sans mes parents ? » Olivier Bourdeault.

Tout est là…

 

* Une amie m’avait offert cet hiver mon troisième coup de cœur ! Je m’en réjouis parce que je vais donc pouvoir garder ce livre précieusement dans ma bibliothèque.

Patrick Tudoret est donc l’auteur de « L’homme qui fuyait le Nobel ».

Je ne suis pas certaine de réussir à décrire combien et pourquoi j’ai tant aimé ce livre. Pourtant ce livre est un bijou. Rien de moins. Là encore, une histoire d’amour fou…

Voici la 4e de couverture :

Tristan Talberg, écrivain reconnu, se voit décerner le prix Nobel. Mais… il n’en veut pas. Misanthrope, en deuil d’une épouse aimée, il est pris de panique devant le vacarme médiatique provoqué par le prix et décide de s’enfuir de Paris. Réfugié chez des amis, traqué par la police qui pense à un enlèvement et par une meute de journalistes en quête d’un scoop, il doit encore fuir vers des horizons dont il ignore tout. Sur la route de Compostelle, il retrouvera le goût de vivre.

Bouleversant et drôle à la fois, c’est le roman d’un amour fou où s’entrecroisent récit et lettres à une femme aimée.

C’est tellement beau ! Talberg nous attrape et nous quitte plus. On part avec lui vers Compostelle, on l’accompagne partout et tout le temps et on pleure en lisant les lettres qu’il adresse à Yseult, sa femme. C’est un livre qui fait du bien. Il parle d’amour avec puissance et c’est pour cette raison que je n’ai pas cherché à retenir mes larmes. Là encore, il est question de renaissance, de voyage vers Compostelle tout autant que de voyages « intérieurs », de foi et de grâce.

« Chez l’homme, toujours, cette fascination du gouffre, des abîmes, du mal. Oui, il est patent que le mal existe et qu’il se manifeste dans ce monde de façon obscène, mais son contrepoint est aussi à l’œuvre : ces millions d’êtres qui, chaque jour, religieux ou laïcs, croyants ou non croyants, vouent toutes leurs forces à ouvrir les vannes de ce fleuve d’aide et d’amour qu’on appelle pompeusement le Bien. Qui en parle ? » Patrick Tudoret

What else ?

Un immense merci aux deux organisatrices, à la librairie l’Esperluette qui nous a prêté les livres et aux débats passionnants qu’ils ont provoqués ce matin.

Je ne peux que vous encourager à essayer de participer vous aussi à une telle aventure. Comme vous le voyez, nul besoin de dérouler un CV à la Bernard Pivot. Ce matin, nous étions simplement seize lecteurs, seize gourmands, tous réunis par la magie de ces beaux livres.

Et vous ? Avez-vous lu ces livres ? N’hésitez pas à partager vos récents (ou pas d’ailleurs…) coups de cœur. Il y a forcément des pépites qui mériteraient d’être partagées…

À vous les studios !

 

 

202 / Pas plus tard que tout de suite…

Oui parce qu’à un moment, quand faut y aller, faut juste y aller…

Alors voilà, mi-décembre, je fais la maline en disant coucou, je passe par ici vite fait mais je reviendrai vite, promis… et puis plus rien.

Au cas où ça vous intéresserait, on a festoyé à Noël comme il se doit. On a rudement bien trinqué le 31, en croisant les doigts pour que 2016 soit une belle année, qu’elle nous épargne, nous protège, nous bichonne, qu’elle nous garde à l’abri, très loin du pire.

Alors je ne vais pas vous raconter 30 jours en un post (sinon, bonne nuit les amies, je vous perds toutes définitivement), non, je vais me contenter de vous parler de deux très beaux films que j’ai vus.

• Primo, je n’ai pas pris de vacances à Noël mais comme mes enfants, eux, étaient en mode no stress on gère t’inquiète maman, vis ta vie… (oui je sais, mes enfants sont merveilleux…), on en a profité avec leur père pour aller voir DEMAIN LE FILM, avant qu’il ne soit plus à l’affiche. (Moralité, il y est toujours mais je ne pouvais pas prévoir le succès plus que mérité qu’il rencontre). (Question du soir : Rencontre-t-on le succès ? Est-ce que M. Succès se pointe un jour pour dire Salut, je t’aime bien toi, je crois bien que je vais te coller aux basques un moment… Si quelqu’un a la réponse, qu’il n’hésite pas à se manifester…). Est-ce que je vous ai déjà dit que je ne buvais JAMAIS d’alcool. Oui, je précise parce que je crois que derrière votre écran, vous vous inquiétez de ma santé mentale. Mais TOUT VA BIEN !

Well, revenons à demain. DEMAIN le film, j’en avais entendu un peu la promo à la radio, et puis surtout j’avais suivi la campagne de crowdfunding (> financement participatif).

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J’étais très très curieuse de découvrir ce film. Je connais bien les travaux de Pierre Rabhi et j’avais donc aussi entendu parler de Colibris.  Il me semble qu’à un moment, on essaie tous de faire un geste, ou deux. En vieillissant (eh oui ma bonne dame…), je me sens davantage prête à franchir le pas, à modifier un peu nos habitudes. C’est sans doute la tribu qui m’inspire…

J’ai coordonné une AMAP pendant trois ans, utilisé des couches lavables pour ma cadette… Je n’achète plus de cotons démaquillants depuis que j’ai découvert les cotons lavables, d’abord achetés sur le site « Les tendances d’Emma » puis maintenant en magasin bio. Nous trions nos déchets, envisageons le compost, roulions en voiture électrique (j’en parlais ), mais, au-delà de ça, je voulais VOIR. Voir ce qui marche puisque c’était la promesse du film. Pas de vision catastrophique, non, l’exposé des solutions qui fonctionnent ici et ailleurs. « À partir des expériences les plus abouties dans tous les domaines (agriculture, énergie, habitat, économie, éducation, démocratie…), les réalisateurs ont tenté de reconstituer le puzzle qui permettra de construire une autre histoire de l’avenir. En mettant bout à bout ces initiatives positives et concrètes qui fonctionnent déjà, ils commencent à voir émerger ce que pourrait être le monde de demain… »

Comment vous dire ? Je n’ai pas aimé ce film, je ne l’ai vu passer, je l’ai dévoré, je l’ai ADORÉ. Oui. Vraiment. Et je rêve de trouver 2 heures pour retourner le voir… avec mes deux aînés. C’est un doc militant, intelligent, bigrement encourageant, jamais moralisateur ni anxiogène. Juste et efficace.

Si vous ne l’avez pas vu… je vous le recommande plus que chaudement.

• Pour finir l’année en beauté, je guettais la programmation sur Canal+ du documentaire « Relève ». Kesako ? Un doc en immersion à l’Opéra de Paris. Les images suivent Benjamin Millepied, le nouveau beau gosse Directeur de la danse de l’Opéra de Paris. On le suit pendant trois mois, le temps pour lui de monter son premier spectacle.

 

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© Emmanuel Guionet/Falabracks

Ce qui est vraiment superbe dans ce doc, au-délà des danseurs absolument magiques, et de l’Opéra lui-même, c’est d’assister presque jour après jour, à l’éclosion de ce ballet. De découvrir les coulisses du fameux « processus de création » et tout ce qui l’entoure. On voit les danseurs répéter, se révéler, découvrir ; on voit leur plaisir et leur fatigue aussi mais surtout, on observe bouche-bée tous ces talents, tous passionnés.

Sublimes.

(Benjamin Millepied, quel plus beau nom pour un danseur ? Il y a de la magie là, non ?)

 

195 / Des nouvelles tant qu’on est encore en juillet

Des jours, des semaines que je déserte cet espace… Le début de l’été, les vacances des enfants, la canicule, beaucoup de boulot, mais aussi, surtout, beaucoup de bonnes nouvelles autour de nous. Enfin ! Je lève le nez et je découvre la fin du mois !

J’ai failli intituler cet article « J’aime pas l’été » mais ce titre provocateur n’aurait pas été tout à fait sincère.

Pourtant, je le confesse (enfin, confesse, faut rien exagérer…), je n’aime pas avoir chaud. Et là, c’est vraiment un euphémisme. Je déteste avoir chaud. Que voulez-vous, je dois avoir un problème de thermorégulation, à 19 °C j’ai froid, mais à 26 °C, je brûle… Autant vous dire que j’ai assez mal vécu les 3/4 du mois de juillet avec la canicule. Heureusement, dans notre nouveau sweet home, notre sweet bureau est au nord ! Au bureau donc, j’étais bien…

Donc, reprenons, je déteste avoir trop chaud, je ne raffole pas non plus de la mode estivale, les robettes à fleurs et les sandales, ça ne me dit rien qui vaille. En ce moment par exemple, je rêve de remettre mes bottines et mes beaux pantalons ! Oui, je sais…

Comme j’ai de l’eczéma ET la peau très sèche, le duo sable + mer salée ne me réussit pas du tout. Le  « pire » est donc à venir… (C’est qu’on a des vrais problèmes existentiels par ici, vous l’aurez remarqué !)

Mais les enfants adorent la mer, et moi j’adore voir mes filles dans leurs robettes à fleurs (comment ça j’ai dit le contraire ?) et leurs petits pieds vernis dans leurs sandalettes !

Notre fils aîné est en colo chez les Anglais. Nous ne sommes plus que 6 depuis dix jours. A priori, il s’éclate. Nous l’avons déposé Gare du Nord dimanche dernier. En attendant le départ de l’Eurostar, avec mon homme, nous avons bien failli nous étouffer en découvrant la note à payer pour un Schwepps et un Coca ! 8,40 € c’est donc le tarif parisien ! OMG ! J’ai demandé à mon fils adoré de nous envoyer un petit sms par jour, histoire d’avoir de ses nouvelles… Donc, le premier soir, j’ai eu droit à :

– Bien arrivé à Londres. Vous me manquez trop !

#Mignon

Le lendemain :

– Demain, on visite Cambridge. Bonne nuit maman, je t’aime.

#Adorable

Troisième jour sans nouvelles… Je me dis tant mieux, il doit s’éclater.

Quatrième soir, je lui envoie :

– Ça va mon trésor ? Tout se passe bien ? Tu parles bien Anglais ? C’est comment là-bas ? Tu t’es fait des copains ? Et les repas c’est comment ? Qu’est-ce que vous faites comme activités ? Tu vas bien ? On pense tous à toi. Gros bisous mon ange.

#LaMereBoulet

Il me répond :

– Ouais.

– Ouais quoi ? Tout va bien ?

– Bah ouais à tout. Bonne nuit.

#Gloups

Je n’ai pas insisté. Enfin, je me suis retenue un tantinet. Mais je voudrais être une petite souris et le voir, là-bas, s’éclater parce que j’en suis certaine, il se régale. Il rentre dimanche et je sais qu’il va nous saouler tout nous raconter…

Je lui ai dit :

– Prends des photos à Londres parce que j’y suis allée quand j’avais ton âge, et je n’y suis jamais retournée…

Il m’a répondu :

– J’avais plus de batterie…

C’est l’histoire de ma vie tout ça ! La batterie en panne au mauvais moment (en même temps, la batterie tombe toujours en rade au mauvais moment…)

Bref. Il me reste donc à prévoir LE voyage en tribu à Londres. 2016 ?

Pendant ce temps, les quatre autres zouaves s’occupent bien. Je dois même dire qu’ils sont assez bluffants parce qu’on a beaucoup de boulot, donc zéro disponibilité dans la journée pour eux mais entre les coloriages magiques de mes petites fées, les sorties piscine, patinoire, un coup chez un copain, un coup le copain vient à la maison, ma foi, on les voit pas beaucoup !

Princesse > fées > châteaux. Un brin monomaniaques…

Princesse > fées > châteaux. Un brin monomaniaques…

Mon fils (n° 2) fait de la pâtisserie presque tous les jours. Des pancakes, des gâteaux au chocolat, des crêpes ce midi… Miam, c’est chouette quand ils grandissent !

Jour 1 > pancakes

Jour 1 > gâteau

Jour 2 > pancakes

Jour 2 > pancakes

Jour 3 > confitures

Jour 3 > confitures

Le soir, il a fait tellement chaud que nous sommes retournés avec bonheur voir Chartres en Lumières ! Quelle merveille ! Je le redis pour les deux du fond qui ne suivent pas > c’est donc tous les soirs, à la tombée de la nuit, du 11 avril au 10 octobre, et c’est… gratuit ! Si vous passez dans le coin, ne manquez pas cette magie-là.

Les jardins de l'Evêché

Les jardins de l’Evêché

La cathédrale. Magique, non ?

La cathédrale. Magique, non ?

Ce billet est un peu fourre-tout mais il est trop tard pour remettre de l’ordre alors je partage avec vous les nouvelles comme elles me reviennent. Donc, il me reste à vous dire que nous avons vu deux très beaux films :

La femme au tableau. Des images valant mieux que certains discours… ce film raconte l’histoire vraie d’une vieille dame juive autrichienne qui a dû fuir son pays et tous ceux qu’elle aimait pendant la Guerre et s’exiler aux Etats-Unis. Elle demande alors à un jeune avocat de l’aider à récupérer l’un des plus célèbres tableaux de Gustav Klimt, maintenant exposé dans le plus grand musée d’Autriche, alors qu’il appartenait à sa famille et que le modèle, Adèle, était sa tante. Outre le talent des comédiens (Helen Mirren en tête), cette leçon d’histoire est vraiment passionnante. Je vous le recommande donc s’il est encore à l’affiche près de chez vous. (Pour info, j’ai emmené mon fils ainé, 13 ans, avant son départ pour Londres.)

LA+FEMME+AU+TABLEAU

Nos futurs. Gros coup de cœur pour ce film de Rémi Bezançon (Le Premier jour du reste de ta vieUn heureux évènement). Si, comme moi, vous avez l’âme nostalgique… vous allez adorer. Deux amis d’enfance se retrouvent à l’âge adulte… partagent leurs nouveaux secrets et décident de faire revivre leurs meilleurs souvenirs. Un vrai bonbon. Un petit bijou de délicatesse qui aborde le temps qui file avec beaucoup de tendresse. Par ailleurs, Pio Marmaï et Pierre Rochefort sont, comment vous dire, résolument, absolument, totalement charmants…

NOS+FUTURS

On me dit dans l’oreillette que juillet touche à sa fin. C’est pour nous le signe que les vacances approchent. Hiiihaaaa !  Il me restera à acheter toutes les fournitures scolaires. L’an passé, je m’y étais pris très tôt… Cette année, visiblement, ça sera un brin speed en rentrant de vacances. Et ça ira bien ! (Méthode Quae)

Bonnes vacances à tous ceux qui y sont, bon retour à tous ceux qui en reviennent et bon courage à tous ceux qui ne partent pas…

A vous les studios.

185 / Sortir

SORTIR > Du latin, se faire plaisir, prendre l’air, profiter… Expression couramment utilisée dès l’adolescence « sortir avec des potes », « sortir au ciné »… mais qui tombe soudainement en désuétude à l’arrivée du premier enfant. Au deuxième, elle est tout bonnement exclue du langage courant mais connaît un retour fulgurant dès que lesdits enfants grandissent… On dit alors volontiers « sortir sans les enfants » !

Donc, mes enfants grandissent. Alléluia ! Alors ce doux mot refait désormais partie de notre vocabulaire. (Danse de la joie !).

Bien sûr, on n’a pas totalement hiberné pendant treize ans. On a, à l’occasion, pris une gentille baby-sitter pour garder notre, puis nos enfants. Mais honnêtement, trouver la perle rare qui accepte de garde CINQ enfants, c’était un sacré job. D’autant que la plupart du temps, elle habitait « à la ville » et qu’il fallait donc :

1/ Se préparer dès 18 :30 (fastoche avec 5 petiots dans les pattes).
2/ Aller chercher la baby-sitter en essayant de ne pas filer les collants
3/ Lui présenter la tribu et tenter de la maintenir vivante…
4/ Speeder. Envoyer un « soyez sages hein, pas de bêtises ! Oui, moi aussi je vous aime ! »
5/ Profiter de la soirée mais jeter quand même un œil sur la montre (c’est que le compteur tourne vite à partir de minuit…)
6/ Décider de rentrer
7/ Ramener la baby-sitter
8/ Et rentrer enfin se coucher… Voilà, voilà.

Donc, grosso-modo, la blague avait lieu deux, trois, allez cinq fois par an quand vraiment on était en forme !

Mais, nous avons déménagé. (Re-danse de la joie). Comme tout est devenu plus simple mes aïeux ! Primo, j’ai de bien gentilles copines qui me font profiter de leur carnet d’adresses ultra fourni en adorables perles. Deuxio, nous avons maintenant des voisins. Eh oui, ça a l’air bête, mais avant, nous vivions dans la pampa, certes nous jouissions de plus de mètres carrés que nous en avions besoin, ok nous n’étions JAMAIS gênés par le bruit (le bruit des autres j’entends… le nôtre nous suffisant) mais en cas de pépin, nada. Personne aux alentours.

Alors que là. Comment vous dire… La ville quoi. Des voisins à gauche, à droite, en face. Jamais je ne pensais pouvoir dire ça, mais mes voisins, je les aime ! Je suis contente de les saluer tous les jours et pour l’instant (attendons l’été…), ils ne se plaignent pas du doux bruit des hurlements de mes chers enfants !

Donc, nous avons le cinéma pratiquement au bout de la rue, et le théâtre à peine plus loin. L’an dernier, fous que nous sommes, nous avions déjà pris un abonnement. Le minimum, cinq spectacles à l’année. De la danse, du théâtre, des chanteurs, superbe programmation. J’ai rempli mon chèque en septembre, et puis j’ai pensé voilà, maintenant, reste à faire garder les mômes, on trouvera bien une solution… On a trouvé. Normal. Cette année, idem. Mais j’ai triplé le bonheur. (Quand on aime…)

Si bien que, hasard du calendrier, depuis deux semaines, je suis de sortie tous les samedis. Et encore deux semaines. J’ai emmené mes deux grands voir « Le Misanthrope » avec Julie Depardieu et Michel Fau. Ceci-dit, ce n’était pas la meilleure idée du siècle. Mon petit n° 2 (plus si petit que ça, merci, je sais, il est en 6e…) en sortant m’a dit :

  • Mais maman, pourquoi ils ont parlé TOUT LE TEMPS en vers ?!
  • Ah oui, c’est-à-dire qu’à l’époque de Molière, ça causait en vers mon biquet, mais je te rassure, pas dans la vraie vie, hein…
  • Ouais, bah j’ai rien compris.
  • OK. On ira voir « L’école des Femmes » et « L’Avare » au printemps, ça sera je pense plus adapté à votre âge…

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(© Droits réservés)

Par contre, samedi dernier, j’ai vu les yeux de ma chouquette (5 ans) briller de mille feux quand je l’ai emmenée voir les jeunes danseurs de l’Opéra de Paris. Rien qu’elle et moi. A seize heures, elle avait déjà son manteau sur le dos… Je vous avais déjà raconté ICI le plaisir qu’a cette môme quand elle danse. (Et mon bonheur à partager ça avec elle.)

Vendredi soir, en amoureux, nous étions donc au cinéma. Je vous le redis, ne manquez pas ce « Papa ou maman ». Ce film n’est pas drôle, non, il est juste hilarant. Pour de vrai.

Sortir. Faire une pause. Ne pas hurler allez vous brosser les dents ! Et faites pipi. Oui, encore ! Ne pas lire l’histoire. Ne pas se relever pour régler une chamaillerie ou récupérer le doudou qui, le fourbe, est tombé juste-là, tu vois, dans le petit coin… Ne plus être que leur mère.

Alors oui, ça demande (encore…) de l’organisation. Faut prévoir à l’avance, « réserver » la baby-sitter. Mais dieu que ça fait du bien. Maintenant, ce qui passe dans la région, je saisis. Je pro.fi.te.

Et quand elles auront l’âge, on ira, avec mes filles, voir les danseurs à l’Opéra de Paris. Mais tant qu’ils viennent à nous, je prends.

184 / PAPA OU MAMAN > le film qui fait du bien aux parents !

Depuis deux mois que nous avons déménagé « à la ville », je ne compte plus les jours où on se dit « comme on a bien fait ! ». Je ferai un petit billet un de ces jours à ce sujet…

En attendant, depuis qu’on est en ville donc, et pour faire simple, disons que le cinéma est au bout de la rue. En dix minutes à pieds d’adultes (ceux de mes filles n’avancent pas à la même cadence, je ne vous fais pas le topo…).

Quand les garçons n’ont ni compét, ni tonnes de devoirs (en gros, un dimanche par mois), ils se font la séance du dimanche matin. Celle qui leur permet de faire une chouette grasse matinée sans ruiner le dimanche après-midi. Un ciné le dimanche à 11h, je le dis haut et fort, c’est le bonheur !

Et comme en plus c’est moi qui anime la page Facebook du ciné, disons que je suis un peu courant de ce qui s’y joue. Normal.

En septembre, j’avais eu la chance d’aller au Congrès des exploitants, et de voir TOUTES les bandes-annonces des films qui sortiront en 2015. Enfermée de 9h à 21h, je suis sortie de la salle de projections avec les yeux rouges mais bon sang de bois, cet avant-goût m’avait donné bien plus que l’eau à la bouche.

Je ne vais pas vous parler de tous les films, non, 350 bandes-annonces, ça risque de faire long. Mais j’avais bien ri en découvrant celle du film « Papa ou maman ».

Alors, quand j’ai su qu’il passerait en avant-première mondiale chartraine vendredi dernier, j’ai mis une croix dans mon agenda un poil chargé en ce moment. Comme j’ai bien fait !

Sommes partis bras-dessus, bras-dessous avec mon homme à 20h06. Étions confortablement installés à 20h15. Pou une fois, je n’avais pas oublié mes lunettes ! À 22h, nous étions, comment dire, détendus et heureux, prêts à rejoindre la tribu, croisant les doigts pour que jamais nous n’ayons à vivre ce que Florence et Vincent Leroy (alias Marina Foïs et Laurent Laffite, géniaux tous les deux dans le film) vont traverser.

Un couple ordinaire donc, ils sont beaux, ils ont un job sympa, des beaux enfants mais voilà, un brin usés par cette vie-là, ils décident de divorcer. Sans heurts. Pas besoin. Sauf que l’un et l’autre reçoivent en même temps LA promotion dont ils ont toujours rêvée. Pour lui, c’est l’occasion tant attendue de partir en mission humanitaire en Haïti, alors qu’elle est promue sur un gros chantier au Danemark. Les enfants devenant alors plus qu’un frein à leurs projets (si vous y voyez comme moi une métaphore de notre vie de parents, ça me semble normal !), ils décident de tout faire pour NE PAS avoir leur garde. Les ex-époux modèles  se déclarent soudain la guerre !

Rien ni personne n’est épargné. Et pourtant, c’est drôlissime, tellement bien écrit. Enfin une comédie où les mômes en prennent plein la poire, où les parents décident d’être égoïstes et de faire passer LEURS envies d’abord !

En un mot > foncez ! Vos zigomatiques risquent d’être très, très détendus après ça. Mon petit doigt me dit qu’on en a tous besoin…

PAPA+OU+MAMAN

125 / Le parc du château de Chaumont-sur-Loire

C’est le signe du début de la fin, à partir d’avril-mai, les sorties scolaires s’annoncent.

Ici, avec quatre enfants scolarisés, on est en plein dans les pique-nique, sacs à dos et baskets prêtes à arpenter le sol vers de nouvelles aventures.

En général, j’accompagne une de ces sorties, une fois par an.

Il y a deux ans, j’avais accompagné la classe de Batman au Château de Chantilly. J’avais adoré, il avait adoré, je pourrais comme ça conjuguer le verbe à toutes les personnes vu que la journée s’était idéalement passée. Surtout si on considère qu’on accompagnait donc 50 mômes de 9 ans… le soleil était de la partie et franchement, la partie était belle…

L’an passé, avec Superman, visite du Parc de Thoiry. Je me disais, les gosses vont se régaler, ça va être super. Les gosses sont très bon public, ils ont globalement beaucoup aimé parce qu’on était dehors, pas trop de contraintes, pas de dates de règnes à retenir, juste ouvrir les yeux et profiter du spectacle. Sauf que le spectacle était pauvre. Le parc était vraiment tristoune, les animaux visiblement pas hyper soignés… Bref, je suis repartie déçue, mais on s’en fiche un peu je crois…

 Cette année, j’avais le choix entre accompagner hier la classe de ma fille (4 ans) à une ferme pédagogique de la région, ou celle de Batman au Château de Chaumont-sur-Loire.

Ou pour être tout à fait honnête, outre l’intérêt pour le Château, j’avais le choix entre 60 mômes de 4 ans… et 120 de 11 ans.

J’ai choisi le château.

J’ai bien fait…

En fait, on a visité, découvert, adoré, arpenté le parc paysager du domaine de Chaumont-sur-Loire.

Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, ce parc accueille les visiteurs privilégiés des mois d’avril à octobre pour le « Festival des jardins ». Il s’agit là d’éveiller tous nos sens à la merveilleuse nature. Et tu peux me croire, tous nos sens, tous leurs sens ont été éveillés…

Et puis, je dois l’avouer, j’ai adoré me glisser au milieu de cette bande de pré-ados…

Les filles qui SE prennent en photos, sourient, butinent… les garçons qui dévalent, ricanent, courent…

C’était pour eux un vrai moment de détente, mais de découverte(s) aussi. Ils étaient prêts, étonnamment (ou pas) très sensibles, plutôt attentifs. 

Et puis, quand même, il a fait très beau…

 

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Le château donc, mais on ne l’a pas visité.


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chaumont 3

La particularité du parc ? Il accueille des collections permanentes ou éphémères d’art contemporain > du « land art ». (Mauvaise élève que je suis, je n’ai pas retenu le nom ni le titre de l’œuvre ci-dessus. Mais je me souviens qu’elle est sensée représenter les toits du château, à l’envers. Note bien, c’est de l’art contemporain…

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L’arbre aux échelles. (Trop fastoche à retenir le titre…
Comment ça j’ai la brochure sous les yeux ?…)

 
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Objets sphériques. (Sans blague ?)

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Celle-là, elle a beaucoup plu aux mômes. Surtout aux filles. Miroir mon beau miroir…


D’ailleurs, oui, je fais un aparté parce que l’art contemporain ça va bien deux secondes et après on se lasse… Non ? Mais oui, je sais, ça te passionne, moi aussi d’ailleurs.

Enfin bref, faut que je te dise, ma petite bande d’ados et moi on s’émerveillait devant tant de beauté (comment ça j’exagère…) et je n’arrivais plus à en faire sortir les filles.

J’avais beau leur dire :

– Ohé, les filles, c’est bon là, on avance…

Rien. Nada. J’ai donc cru sortir une de mes blagues hilarantes et je leur ai dit :

– Les filles… j’aperçois Brad Pit à côté, venez voir.

L’une d’elle m’a alors regardée avec l’air bien triste et m’a répondu :

– Mais madame, ce gars-là il est trop vieux, nous, on aime M. Pokora. Brad Pit, c’était de votre époque !

Ce gars-là ? C’est comme ça que les filles de 11 ans parlent de Brad ? J’ai failli m’évanouir…


 Bon, t’es prête ? On retourne à la visite… C’est qu’on a un métier nous !

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Je vais pas te mentir, j’ai oublié le nom de ces œuvres…


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Je serais bien restée des heures à contempler celle-ci.

Les mômes m’ont ramenée à la réalité.

– Madame, c’est qu’une cabane. J’ai la même dans mon jardin. Mon père l’a acheté chez Brico.

J’ai pas répondu…


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Voilà. En partant, j’avais (on avait) les yeux pleins de très belles images et le cœur léger. 

J’étais bonne aussi pour une greffe des deux jambes…

121 / Sortie-théâtre avec les enfants, et Molière…

I did it !

Samedi soir, j’ai emmené mes deux ainés au théâtre. À Paris.

Et comme je suis partageuse, j’avais proposé à mon amie Flo de m’accompagner, avec ses 2 enfants.

Et comme ce sont les vacances, elle avait aussi ses 3 nièces.

Nous n’étions donc pas trop de deux adultes avec 7 enfants.

Mais nous nous régalâmes.

En fait, la prof de Français de mon Batman (11 ans, en 6e) avait demandé à ses élèves de lire « Le Médecin malgré lui » de Molière pendant les vacances. Je lui avais donc acheté ledit bouquin. Et puis mon homme a eu l’idée suivante :

– Regarde donc s’il n’y a pas un théâtre qui joue la pièce, ce serait bien de l’emmener.

Ce qui voulait dire :

– Si TU trouves le théâtre, TU les emmèneras…

Mais comme de nous deux, c’est moi qui préfère ce genre de sorties (même si je ne suis pas contre un resto-ciné entre adultes, mais je crois que je m’égare…), j’ai bien volontiers cherché sur Internet et en deux clics, j’ai attérri sur le site billetreduc.com.

Ma dernière sortie au théâtre remontant au temps où j’étais jeune, belle et sans enfant (oui, je sais, c’est un pléonasme…), j’avais décidé de mettre le paquet et de prendre des places en première catégorie. Soyons fous ! Quitte à sortir, autant profiter du spectacle.

moliere

Grâce au site internet, j’avais pu lire les avis des spectateurs. Ce qui m’avait conforté dans l’idée d’y emmener les enfants, ce théâtre (La Comédie Saint-Michel, 95 boulevard Saint-Michel 75005 Paris) jouant cette pièce « pour toute la famille, à partir de 7 ans.

Pour ton info pratico-pratique, j’ai donc payé les places en première catégorie 15 € (au lieu de 24 €) directement sur internet.

Samedi après-midi, après avoir pris le train, puis le Métro (ouh la la, quelle aventure !), nous sommes descendus Station Saint-Michel, et nous avons décidé de pique-niquer dans le jardin du Parc du Luxembourg. Il était 17h30 mais on se disait qu’à 20h, fin de spectacle, on ne les tiendrait plus. Et puis, moi aussi, j’avais les crocs…

On a donc fait nos touristes de base, je me suis payée la honte de ma vie quand j’ai dit aux mômes :

– Regardez les enfants, c’est le Panthéon.

Et que mon fils (9 ans) a répondu :

– Ouais, c’est la Maison-Blanche !

Heureusement qu’autour de nous les touristes Japonais n’ont rien compris aux égarements de mon fils…

J’ai donc re-re-expliqué que la Maison-Blanche, était aux États-Unis, il m’a dit :

– Ah bon ?

J’ai pas répondu…

Bref.

Après ça, nous sommes donc rendus au Théâtre.

Avons fait la queue 30 minutes dans le froid hivernal printanier…

18h45 > nous nous sommes dirigés dans la « grande » salle.

La Com die Saint Michel-1

Le temps de s’installer, hop-hop-hop, DRING ! Le spectacle commence, chuuuuut !

La troupe des comédiens nous a littéralement régalés.

La pièce est vraiment très bien adaptée au jeune public.

Une heure de vrai, grand plaisir. On sent que les comédiens se délectent du texte de Molière, en font des tonnes pour le plaisir des petits qui rient de ces personnages hauts en couleurs.

Bref, nous sommes tous sortis de là avec le sourire aux lèvres, on a repris le Métro, traîné un peu dans les rues parisiennes…

Dans le train, les mômes ont fait des bonnes parties de cartes, nous, on a refait le monde.

23h30 > retour au bercail, pas les dents, pipi et au lit !

Le bonheur…