212/15 piges

Nous devions partir en voyage. En Martinique pour y retrouver des amis très chers (aucun rapport avec le prix du billet…). Voilà, c’était prévu, acté, noté dans les agendas depuis un mois. Aucune raison d’annuler cette parenthèse de douceur.
Deux jours avant le départ (pas rassurée, à l’idée de me cogner 10 heures d’avion…), mal au bide, maux de tête… Je me dis t’inquiète Ginette, c’est rien du tout, ça va passer, stresse pas. J’appelle mon toubib, je lui parle de tout ça, nan je déconne (qui dérange son gynéco pour lui dire qu’elle a mal au bide ? Pas moi. Enfin, en temps normal, pas moi.) Mais les temps n’étaient pas normaux, 8 années de traitements, de faibles hauts et de bas bien bas (=> oui, il y a différents niveaux de « bas »…), de rêves de ventre rond, ça occupe bien l’esprit. Bref, en douce de l’homme, j’appelle mon gynéco donc pour lui dire alors voilà, j’ai juste 10 jours de retard, je suis sûre que ça a encore foiré, et d’ailleurs je m’en fiche, là, je n’y crois plus tellement alors les signaux de dame nature je vais les ignorer, mais bon, j’ai fait un test, il est positif, ça doit être une erreur. On doit partir en voyage. Dans 2 jours. J’annule tout ? (<= finalement, peut-être qu’après tout ce temps, j’allais décider de ne pas ignorer les signaux de dame nature…). Il m’a dit, non, n’annulez rien, faites votre voyage mais revenez me voir en rentrant. OK.

Ce matin, j’ai appelé mon gynéco (<= enfin, sa secrétaire) et je lui ai dit, s’il vous plait mademoiselle, pourriez-vous transmettre un message au docteur Miracle ? Voilà, dites-lui que j’ai appelé, et que je pense bien à lui parce qu’il y a quinze ans tout pile, je suis devenue mère grâce à lui. Mon fils a quinze ans aujourd’hui, il est beau (<= en toute objectivité évidemment), il est grand, il est fort, il est doux, il est chiant (<= mère juive mais pas totalement dingo), il est le paradoxe incarné, il est l’aîné de cette tribu, il est bien dans ses baskets en ce moment, il me fait rire (et douter), mais grâce à lui, depuis quinze belles années, et jusqu’à mon dernier souffle, je savoure ma chance d’être sa mère. Dites-lui tout ça d’accord ? Elle m’a dit aucun problème, je vais lui transmettre votre message tout de suite, je suis certaine qu’il sera content, au fait comment s’appelle votre fils ? Il porte le nom d’un ange. Elle a laissé un blanc et m’a répondu, alors si je peux me permettre, souhaitez-lui un très bel anniversaire aussi de ma part. J’ai dit merci, oui, bien sûr. Et puis j’ai séché ma larme. Elle avait ce matin le goût du bonheur.

211 / L’enfant préféré(e)

Ouh la ! Voici le tabou number one de la vie parentale : j’ai nommé le chouchou des parents ! Oui, je me lance dans ce sujet car en ce qui concerne, il ne l’est pas (tabou, vous suivez ?).

Avec une joyeuse tribu de cinq zouaves, on pourrait se dire, pourquoi pas, et ce ne serait pas totalement délirant, que j’en préfère un, ou une. Je ne vais pas davantage faire durer le suspense. Je n’ai pas de préférence pour un de mes enfants. Je les déteste tous ! (Mais non, n’appelez pas la DASS, je plaisante… )

Par contre, j’ai des affinités particulières avec eux, différemment. Et je m’en vais vous en faire la liste :

  • n° 5 (5 ans, la petite dernière) est mon clone. Total. Même trogne, même humour, elle me ressemble à un point assez dingo (le bazar en moins !). Ce miroir n’a pas je pense d’influence sur mon ego, mais je la comprends très vite. Pour autant, je ne la trouve pas « plus » sympa parce qu’elle est comme moi… Elle est quand même très très facile à vivre, tous ceux qui la connaissent sont d’accord sur ce sujet : cette môme, c’est un rayon de soleil.
  • n° 4 (7 ans) est plus sombre, un poil plus intello-prise-de-tête… Ultra sensible (pardon hein, mais chiante donc !). Son petit côté artiste en herbe me fascine totalement. Ma petite blonde, c’est la grâce incarnée. Elle fait de la danse classique, de l’alto (je vous en reparlerai…) et surtout, elle dessine. Autant vous dire que ce gêne-là, je ne sais pas où elle est allée le chercher ! Toujours très appliquée, délicate. Patiente => je m’énerve plus souvent avec elle : ma devise étant le mieux est l’ennemi du bien, sa tendance perfectionniste me vrille facilement les nerfs. Mais je me soigne.
  • n° 3 (9 ans) est to.ta.le.ment perché. Barré. Très très haut. De fait, il a toujours deux trains de retard, enregistre une info avec 3 jours de retard, ce qui crée souvent de bonnes tranches de rire. Par exemple, il y a 18 mois, nous avons changé de mini-bus. En avril. On n’a pas publié l’info dans les journaux, mais bon, je les emmène tous les jours à l’école. On est parti en vacances avec (2 fois 1200 bornes…). En septembre, un soir, il me demande :

                      – On a changé de voiture ?
– ???
– Bah oui, elle est nouvelle cette voiture, non ?
– Non.

Voilà-voilà. Je passe à confesse, moi je suis le degré zéro de la bulle. Je ne plane pas, je suis très terre-à-terre alors oui, celui-là, il me surprend sans cesse. Je ne suis pas DU TOUT faite comme lui, mais je l’adore. Il nous fait tellement rire. Et puis il sourit tout le temps, tout en tendresse. Calme. Je l’ai souvent dit, c’est grâce à lui que nous en avons eu deux autres. Il est tellement facile…

  • n° 2 (12 ans), c’est le clone de son père, l’humour en moins… Hyper efficace, là où on l’attend. Très fin, il sait quand il doit arrêter de déconner jouer avec mes nerfs… Je n’ai pas besoin de lui faire une explication de texte => ok maman, j’ai compris, t’inquiète. Plutôt serviable. Lui et moi, pourtant très différents, on se comprend 5/5. Et puis, il fait les meilleurs pan-cakes de Chartres ! (En toute modestie, bien sûr.) 
  • Quand je regarde n° 1 (14 ans), j’ai l’impression de me revoir ado. Il a ses potes, sa musique, son sport. Un certain équilibre que l’on surveille malgré tout. Il me ressemble pas mal physiquement mais avec lui que j’ai longtemps stagné au niveau -10 de la patience. Dieu qu’il met mes nerfs à rude épreuve ! Il est d’une lenteur… Mais je suis très très fière de sa force tranquille. Ce bel ado, je l’ai pourtant mis au monde hier, ou presque…

Nos 5 enfants sont très différents, entre eux, et de nous, leurs parents. Pas besoin de vous dire que je les adore tous. Que j’apprends avec chacun d’eux, qu’ils ont fait de moi la mère râleuse que je suis et que notre unique objectif est de les rendre forts pour appréhender seul(e)s ce monde qui leur tend les bras. Et aussi de leur apprendre à faire leur lit chaque matin, mais là, il reste encore pas mal de taf !

Mais vous ? Est-ce que vous avez plus d’affinités avec un de vos enfants ?

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210 / Des produits bio pour nos ados

Dans un monde parfait, chaque membre de la tribu aurait sa salle de bains, je pourrais alors laisser-là tous mes vernis sans craindre que les petites mains pleines de doigts de mes filles adorées (et néanmoins maladroites…) n’ouvrent les flacons, et oublient de les refermer. Je disposerais tous mes produits de beauté/soin, sans souci, je les verrais tous merveilleusement alignés, et ça serait chouette. Je n’aurais pas à ramasser les cheveux/cotons sales/serviettes par terre… Ah oui, vraiment, je me verrais bien dans ce monde parfait…

Mais la réalité est tout autre, nous n’avons pas 7 salles de bain (ah ?), mais deux et on va dire que c’est déjà pas mal (<= je positive terriblement en ce moment).

Nos enfants grandissent (ah bon ?) et force est de constater que mon ado est aujourd’hui un grand ado (<= il mesure 1,70 m et chausse un petit 46… oui, je sais, il paraît qu’il n’a pas fini de grandir, il n’a que 14 ans !). Je ne sais pas vous, mais en ce qui me concerne, mon adolescence m’aura au moins épargné une chose > les boutons. J’ai toujours eu grande veine de ce côté-là (merci papa-merci maman), j’ai dû au grand maximum chopper 4 boutons et demi pendant toute cette merveilleuse période… Je souhaite donc à toute ma tribu le même bol mais dans le doute, j’ai préféré anticiper (pour une fois…) et après avoir mené une mini-enquête entre moi-même et l’internet, voici ce que j’ai acheté pour mon fils adoré. J’ai choisi depuis plusieurs mois de n’utiliser pour eux que des produits bio (#sans cochonneries). Honnêtement, ceux-là sont à peine plus chers que les produits que j’achetais avant en grande surface ou en para-pharmacie.

J’ai commandé l’ensemble de ces produits ICI parce que j’y ai trouvé un onglet « Soins peaux jeunes » qui m’a bien facilité la besogne. Et puis Ariane, la responsable, est juste adorable. (Pour info, un des produits que j’avais commandé était en rupture de stock, elle me l’a envoyé 3 jours plus tard avec un gentil petit mot. Bref, le petit plus du service commercial qui fait du bien…)

Donc, comme chacun le sait, une peau saine et propre, c’est à mon avis, LA BASE. Chez nous, le chef de meute (<= moi…) a décidé que pour faciliter la logistique du soir (et donc, du matin…)  les enfants se doucheraient le soir. Et nous, le matin.

• Sous la douche, mon fils se savonne donc maintenant le visage avec le gel nettoyant Pureté aromatique, de Edenens. C’est simple (c’est un garçon !), ça sent bon (la base), et dixit l’ado concerné « ma peau est toute douce ». Alléluia. C’est donc, sans parabens, ni silicones, ni huiles minérales. Non testé sur les animaux. –> 11,50 € le tube de 150 ml

• Le matin, donc, pas de douche mais une toilette malgré tout. Il utilise alors la Lotion Bio Purifiante – Peaux Grasses à Imperfections, de Cattier qu’il rince avec un coton. Elle rééquilibre l’excès de sébum et resserre les pores, elle est formulée avec des huiles essentielles d’arbre à thé qui luttent contre les imperfections des peaux acnéiques.
–> 6,10 € le flacon-spray de 200 ml

Ça, c’est donc son rituel no spot ! On a aussi fait quelques incantations divines au dieu-des-ados en espérant sincèrement que ça marche… (<= depuis 10 jours, il fait son lit sans broncher, me prépare un bon thé chaque matin et beurre mes tartines. Si, si. => Nan, je déconne ! Dieu, cet ingrat ne m’entend pas…)

• J’ai commandé pour toute la tribu le Shampooing Douche Bio 2 en 1 – Pamplemousse, de Coslys. Ici, les enfants se lavent les cheveux tous les jours, alors on a simplifié la séance en n’utilisant que des shampoings corps & cheveux.  Celui-ci étant sans savon, pas de risque de décaper leur jolie crinière… Il sent très très bon, le flacon est pratique, il mousse bien mais pas trop, bref, il est déjà adopté !
–> 5,80 € le flacon de 250 ml

• Et les quenottes alors me direz-vous ?
J’y viens. J’ai acheté pour nous le dentifrice bio à la menthe, Avril. Et puis les grands nous l’ont piqué très vite… (Je suis donc bonne pour passer une nouvelle commande.) Du peu que je l’ai utilisé (!), il sent très frais (la menthe quoi…) mais « n’arrache » pas la bouche pour autant… C’est-à-dire qu’on n’a pas l’impression d’avoir avalé un flacon de Ricqlès mais on a malgré tout une belle sensation de fraîcheur ! LA base.
–> 3,00 € le tube de 75 ml

Dans quelque temps, je viendrai vous parler de rasoir et de crèmes à raser pour ados…
Dans l’intervalle, si vous avez des produits à me conseiller, n’hésitez pas.

Je prépare également un post sur les produits bio que j’utilise (maquillage, soin…).
Bon week-end à tous. Ici, on s’apprête à faire le pont. Et vous ?

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209 / Des jeux éducatifs vraiment intelligents #squla

 

Au cas où ça vous aurait échappé, l’école, les devoirs, les études… et le bien-être de nos petits à l’école justement, m’intéresse. Me concerne, me motive, me fait douter souvent mais me passionne toujours.

Je suis de celles qui surveillent les devoirs des enfants de très près, qui vont aux réunions avec les profs, qui questionnent sans cesse. Je les aide quand ils ont besoin (<= et dans la limite de mes possibilités, autant dire qu’en sciences-physiques ils ont intérêt à bien piger en cours), on essaie de les accompagner et de les préparer à devenir autonomes, sympas, bien dans leur tête autant que dans leurs baskets. Rien de très original me direz-vous, et pourtant, le chemin n’est pas toujours bordé de jolies pâquerettes ! Pâquerette étant une jolie métaphore pour adoucir qu’en vrai on en bave souvent. Grave. Qu’avec une tribu de 5, la petite en grande-section et l’aîné au lycée, on ne s’ennuie pas.

On a beau prévoir dans nos agendas déjà bien chargés des moments de détente, du sport, les copains, un peu de lecture et des soirées au cinéma, le créneau 18h-20h est en général très animé… On a fait appel à un gentil prof de maths toute l’année dernière pour notre fils aîné. C’était ça ou mes nerfs flanchaient. Déléguer quand on peut, c’est souvent salvateur. Pour tout le monde. Depuis qu’il est au collège, j’ai regardé un peu partout sur le net les cours en ligne, le soutien, les applis intéressantes… > le travail à la maison en version 2.0. Il existe en effet pas mal de profs qui tiennent des blogs sur lesquels ils mettent des cours, des vidéos et des exercices hyper bien fichus. Pour réviser le Brevet notamment, mon fils s’est aidé souvent de ces sites.

Depuis que je suis formatrice en orthographe, j’ai des élèves de tous les niveaux. Certains dont les parents me contactent en mai parce que la dictée du Brevet approche… d’autres qui ont de vrais problèmes de dysorthographie, des adultes qui ont décroché, qui savent à peine lire. Le travail que je fais avec eux me passionne. J’ai le privilège de voir la joie dans leurs yeux quand j’arrive à transformer une vilaine règle de grammaire en jeu. Je suis convaincue qu’on n’est pas obligé de rendre les apprentissages rébarbatifs et douloureux, qu’une classe vivante n’est pas forcément synonyme de désordre… Que pour apprendre on a aussi besoin d’être concerné, et inversement, je dis à mes « élèves » (et à mes enfants…) qu’on peut prendre du plaisir à travailler.

Je ne fais pas souvent de la pub ici et je parle très peu de mon travail, mais je voulais partager avec vous une aventure réellement enthousiasmante ! Depuis cet été j’ai la chance de travailler aussi pour Squla (<= mon deuxième nom en ce moment c’est slashers, mais je m’égare…). Squla, c’est une plateforme de jeux éducatifs pour les enfants, de la maternelle au CM2, dont le contenu est entièrement basé sur le programme scolaire. Squla est né aux Pays-Bas il y a 8 ans quand un père de famille, inquiet pour l’avenir de ses enfants et conscient du pouvoir tentaculaire d’internet, des tablettes et des réseaux sociaux, a décidé de créer des jeux en ligne. Quitte à passer deux heures en moyenne par jour sur internet, autant que ces deux heures soient « utiles ». Son idée ? Permettre aux enfants, après l’école, de s’amuser tout en apprenant. Le mot-clé : le jeu. LA belle idée ! Alors moi, depuis juin, je rédige et/ou je relis des quiz pour Squla. Et je me régale.devices-fr-2

Squla c’est donc un outil pédagogique :

  • avec un contenu basé sur le programme scolaire proposé et/validé par les éditions Nathan
  • entièrement sécurisé (sans publicité, sans lien externe, et sans chat)
  • toujours ludique : l’enfant joue en apprenant, autant qu’il apprend en jouant…

En pratique, Squla permet aux enfants d’avancer à leur rythme : occuper efficacement le temps des enfants terminant les exercices habituels en avance, permettre à d’autres de travailler davantage certaines matières si besoin, préparer une évaluation en s’amusant et développer le plaisir d’apprendre. Par ailleurs, pour permettre un suivi de qualité, les parents ont accès à un espace personnalisé, et reçoivent des compte-rendus contenant les progrès effectués, les matières étudiées et le temps passé sur Squla.

Concrètement, l’enfant choisit sa classe pour avoir accès à un contenu à son niveau, puis il choisit une matière (français, maths, questionner le monde, anglais, enseignement moral et civique). À partir de là, il joue ! Les jeux sont présentés sous la forme de missions, très illustrées, ludiques, et courtes ! Si bien qu’il peut si vous l’autorisez, choisir de jouer 20 minutes (sur l’ordinateur familial, une tablette ou un smartphone), s’arrêter et reprendre le lendemain là où il en était. Mais, si votre enfant a besoin de revoir une notion de l’an passé, ou s’il est curieux et souhaite s’essayer aux missions d’un niveau supérieur, c’est bien sûr possible.

Ce principe rejoint une idée à laquelle je crois depuis longtemps : prenons un enfant de 9 ans, au parcours scolaire classique, en CM1. Il peut tout à fait être fortiche en maths, moyen en français et « normal » en histoire. Autrement-dit, il peut avoir le niveau d’un CM2 en maths et celui d’un CE2 en français. Ça n’en fait pas pour autant un enfant précoce, ni en retard. C’est juste qu’en France, sous prétexte qu’il sera né en 2007, il sera dans une classe avec 30 autres enfants, nés comme lui en 2007. So what ? Pourquoi ? Pourquoi tous les enfants nés en 2007 devraient-ils avoir le même niveau dans toutes les matières ? Quand on permettra aux enseignants de faire des groupes de niveaux et non plus d’âge, j’ai l’impression qu’on fera un énorme saut en avant, non ?

Bon plan ! Il y a en ce moment une offre spéciale pour la rentrée : 5,95 € par mois au lieu de 7,95 €.

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Si vous avez des questions, j’y répondrai comme toujours avec plaisir.

Pour en savoir plus > https://squla.fr

208 / La rentrée des parents

Ça n’aura échappé à personne (hormis quelques papas peut-être…), nos enfants ont repris le chemin de l’école en début de mois. De fait, les parents que nous sommes ont dû également faire leur rentrée.

Je sais bien, si vous étiez partis en juillet, vous aviez sans doute repris depuis belle lurette quand la cloche a sonné. Mais ici, nous sommes partis autour du 12 août. L’été fut chouette, mais long. Bien trop chaud pour moi, mais je m’égare… Autant vous dire qu’en rentrant le 28 août, on a profité allègrement des 2-3 jours avant la reprise officielle des enfants pour retarder un peu le réveil. Certes, nous avons retrouvé le bureau mais les journées étaient cool. (<= Joie, bonheur. De courte durée.)

Les petits ont fait leur pré-rentrée le mercredi 31 août. Ils ont vu leur classe, posé leurs affaires, croisé quelques copains/copines. Nous avons pris le temps de discuter avec les différentes maîtresses.

– Ma petite dernière (5 ans) est cette année dans une classe de double niveau, grande section-CP, mais dans le groupe des GS. Elle est contente. Sa maîtresse est un ange. Elle s’est quand même perdue 2 midis de suite dans la récré ( !). Pas « perdue » pour de vrai, disons il y a une petite séparation pour la récré des maternelles, et maintenant qu’elle est dans une classe où il y a en majorité des CP, elle va dans la cour des « grands ». Cour à laquelle elle n’était pas habituée. Alors les premiers midis, elle n’a pas dû suivre les copines qui partaient à la cantine et s’est retrouvée un peu paumée… Heureusement, sa grande sœur est venue à son secours. Vive les fratries.

– Ladite grande sœur est donc maintenant en CE1. Sa maîtresse est également un ange. Ma mignonne rentre de l’école vers 17h. Fait ses devoirs à 17h02… Je lui dis tous les soirs de prendre un peu le temps de souffler. De jouer. Mais non.

  • Je préfère le faire maintenant maman. Ça me rassure…

 – N° 3 est en CM1. Toujours aussi perché… Il faut d’ailleurs que je vous en raconte une bien bonne à son sujet : nous étions donc en vacances en Espagne, près de Barcelone. Je suis la seule à parler espagnol. Mon grand fait de l’espagnol depuis 2 ans mais bon. Ado tout ça… Bref. Donc, où que nous allions, quoi que nous fassions, « je » parlais. Un soir, au resto, après que la gentille serveuse nous ait amené notre plat, mon fils me demande :

  • Maman, comment on dit « merci » ici.
  • Gracias.
  • Oui, mais on peut dire thank you aussi.
  • La dame comprendra sans doute. Mais thank you c’est de l’anglais.
  • Tu veux dire que les Espagnols ne parlent pas anglais ?

Voilà-voilà. Mon fils. Il paraît que j’étais pareille gamine. Perchée en permanence… Donc, il est en CM1. Donc dans 2 ans il ira au collège. Punaise. Respire ma fille. Zen.

N° 2 est en 4e. À la cool. Zéro stress.

  • T’inquiète maman, je gère…

Il a très mal aux épaules depuis le printemps. Si vous me suivez , vous savez que nos 3 garçons nagent. Beaucoup. A priori un peu trop. Lui en tout cas n’était sans doute pas assez musclé pour encaisser cette charge d’entraînements. Nous avons vu un super kiné qui préconise des séances avec lui. Wait and see. En attendant, il est inscrit à la section rugby au collège.

– N° 1 a 14 ans, il est donc entré au lycée. La bonne petite claque de la rentrée. Oui alors bien sûr, c’était prévu hein (<= pas la claque, la rentrée au lycée). Mais je ne sais pas pourquoi, ça m’a fait un sacré drôle d’effet.

Il faut vous dire que l’année dernière à la même heure, il mesurait 1,54 m. Pas très grand (<= mais très beau, objectivement bien sûr…). Déjà chiant, notez bien. L’année de 3e ne s’est pas faite dans la ouate, il y a eu des cris, des punitions, des moments durs. Il est devenu très très mou. Marchant à 2 à l’heure. Toujours fatigué. Mon lave-linge rétrécissait drôlement ses pantalons. Alors en avril mon petit cerveau s’est reconnecté. Je lui ai dit, viens donc voir que je te mesure. Verdict ? 1,70. Waouh : 16 cm dans l’année. OK. Tout s’explique. Enfin « tout », non, mais beaucoup de choses. L’adolescence était donc entrée dans nos vies. Je le toise encore, à peine (<=3 tout petits cm nous séparent, je tiens bon quelques semaines je pense…)

Pour aller au lycée, il nous a demandé un scooter. J’ai dit bien sûr mon trésor. Je passe à la banque et je signe le chèque. Choisis donc celui que tu préfères. Nan je déconne. J’ai dit tu parles sérieusement ? On habite à 10 mn du lycée. Tu iras à vélo. Fin de la conversation. L’adolescent est donc totalement au-to-no-me. Et toujours aussi chiant. (<= au passage…). Mais autonome. On est en plein progrès. Et moi j’entre le niveau 3 de la patience…

Nous avons brillamment survécu à la semaine de 3 réunions par jour. Les fournitures scolaires avaient été commandées puis reçues avant de partir (via Scoléo, une merveille). J’ai fait des grands sourires à notre docteur qui a eu la patience de recevoir les enfants pour les certificats médicaux. J’ai fait la queue 2 heures pour réinscrire n° 1 à la piscine. Ma bichette reprend la danse la semaine prochaine. Cette année, elle a un tutu (acheté mercredi par Bibi). Sa petite sœur attendra d’être au CP pour envisager une activité. Mon homme a repris la course à pied sans douleur, donc dans la joie. J’attends mardi prochain pour reprendre mes cours de danse.

Bref, on dirait que septembre n’est pas si terrible cette année.

Nos enfants grandissent. Prennent de l’assurance et c’est chouette. Ils ont leur vie parallèle avec les copains, les copines et leurs activités. On ne casse pas le fil. Il s’étire, il devient plus grand pour laisser le temps à chacun d’eux, de nous, d’y trouver l’équilibre.

 

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207 / L’école, le système et nos enfants #2

S’accrocher pour ne pas décrocher…

Je sais… ce post-là je l’ai commencé en juin et j’avais promis de venir le terminer bien plus tôt mais entre-temps, j’ai eu vraiment beaucoup de boulot, alors me revoilà seulement.

Plates excuses.

Donc, je vous ai laissé avec une partie de mon CV et une vaste question : Qui va ENFIN réformer notre école ? Comme je souhaite vraiment que vous compreniez mes angoisses, je vais aborder deux minutes le fameux classement PISA.

Pi quoi ? PISA > Programme for international student assessment. (<= je suis blogueuse bilingue, ne l’oubliez pas…) En français dans le texte, le classement Pisa évalue tous les trois ans les acquis des élèves de 15 ans dans le monde.

En maths, la France chute cette année au 25e rang mondial. 25e rang !
Pour être parfaitement honnête, je vous signale au passage que les États-Unis tombent du 17e au 36e rang, mais l’Allemagne est au 16e rang ; la Suisse au 9e rang et la Finlande au 12e rang.

En compréhension de l’écrit, la France est au 21e rang… alors que la Finlande est au 6e rang, la Pologne au 10e et le Canada au 8e rang. (<= Moi qui rêve depuis 25 ans de partir au Canada… voici un argument supplémentaire, et pas le moindre, à ajouter à ma besace…)

Et je rappelle donc que nous sommes malgré tout la 5e puissance économique mondiale… Ouf ! L’honneur est sauf.

Mais plus inquiétant encore, cette étude nous révèle également que la France s’illustre aussi par l’important niveau d’anxiété de ses élèves et une discipline qui est parmi les moins respectées. Ils sont stressés, mais indisciplinés. Phobies scolaires, décrochages, harcèlement… je m’arrête là tant la liste des mots fait peur.

Peut mieux faire donc. Il faut pour certains s’accrocher pour ne pas décrocher…

Le baromètre de la plupart des parents étant fixé sur le bulletin de notes, je vois difficilement comment il pourrait en être autrement (<= je parle du stress, pas de l’indiscipline…). En disant cela, je m’inclus dans « les parents » bien sûr. Car en effet, je pense qu’on a presque tous le même discours : « Travaille, ramène-nous des bonnes notes, tiens-toi correctement. »…

Ça t’a plu ? Tu as passé une bonne journée ? C’était intéressant ? ne sont visiblement que des questions subsidiaires…

Alors une fois de plus, je m’interroge. Qu’est-ce qu’on veut ?

OK, en tant que parents, on ne souhaite que leur bonheur. Convaincus que nous sommes qu’il est indéniablement lié à un bon diplôme, lui-même synonyme d’une bonne paie à la fin du mois. La boucle n’est pourtant pas tout à fait bouclée. À quel moment on parle de plaisir ? de curiosité ? de partage. OK (<= bis), nous ne sommes plus chez les Bisounours, mais quand même, on parle d’enfants.

De nos enfants.

Parallèlement à mon travail de graphiste dans l’édition, je suis depuis quelques années maintenant formatrice en orthographe. J’interviens auprès d’ados ou d’adultes dyslexiques mais pas seulement. La plupart sont « simplement » dysorthographiques. J’enseigne la méthode Anne-Marie Gaignard.

Mon fils aîné a 14 ans, il vient d’entrer au lycée. Il a toujours très bien écrit. « Très bien » au sens de « sans fautes »… Les règles d’orthographe et de grammaire, telles qu’on les lui a apprises, ça lui parle. Il les comprend, il les applique.

N° 2 (en 4e) est capable de ramener un 18/20 en dictée mais s’il me laisse un mot vite fait sur un post-it, sans se relire, peut tout à faire « oublier » les « s » ou toutes les règles de conjugaison…

N° 3 (en CM1) est encore un peu jeune mais j’ai la très bonne impression qu’il a bien assimilé les règles de base.

Et puis de plus en plus, mes copines me disent :

– Rhaa mon fils/ma fille (point de sexisme en la matière…), c’est une catastrophe, il fait des fautes horribles en français…

Jusqu’à l’année dernière où une copine est allée en janvier à la réunion parents-profs au collège de sa fille (alors en 3e) pour discuter avec la prof de français. Lui annonçant qu’elle était désolée que sa fille fasse autant de fautes d’orthographe, la prof lui a répondu :

– Oui, c’est vrai, elle en fait beaucoup, mais elle est tellement mignonne. Et puis vous savez, ils en font tous…

– ??

– Oui, ce n’est pas grave. Ne la stressez pas avec ça. Ça va aller.

OK. Donc, pas de stress inutile, j’entends bien. Mais > si la prof de français tient ce discours, comment on reste crédibles nous ? Comment on justifie nos discours à base de :

– L’écriture, l’orthographe, c’est important… 

Pour mes formations, j’interviens auprès d’enfants ou d’ados, mais aussi dans les entreprises. Je rencontre donc des adultes brillants, épatants, avec parfois de très gros postes… mais qui font 10 fautes par ligne. Qui ne savent pas conjuguer, ni accorder. Pour qui « COD, adjectif qualificatif, participe passé » ne veulent tout simplement rien dire. Et… comme il n’y a plus de secrétaires, un beau jour, cette orthographe hasardeuse devient un frein à leur progression professionnelle. Parce que c’est ça mon refrain. Aux mômes qui me disent :

– Je m’en fiche de l’orthographe. Moi, je veux devenir pompier, pâtisser, ou ingénieur. J’ai la bosse des maths alors ça ira toujours.

Je réponds :

– Bravo, génial. Super. C’est formidable d’avoir une vocation. Moi ce que je veux, c’est que tes problèmes d’orthographe ne deviennent jamais un frein à tes rêves.

Les fautes d’orthographe, ce n’est pas une fatalité. Il y a des solutions, plusieurs. La méthode que j’enseigne est géniale, il y en a d’autres, il y a plein de solutions…

Parce que si les enfants/ados en général sont très très zen avec ça, les adultes sont moins tranquilles. Les ados, ce sont les parents qui me les envoient.

– Allo, mon enfant a besoin d’aide. Je n’en peux plus des crises tous les soirs. On a tout essayé, il ne progresse pas…

Les enfants, on les répare très vite. 14h de formation, 20 heures maximum. Ils repartent le sourire aux lèvres, fiers d’eux. TOUS.

Par contre, TOUS les adultes me disent :

– J’en peux plus. J’ai tellement honte…

Pour eux, c’est parfois beaucoup plus compliqué. Ils ont un déficit de confiance terrible. La plupart font relire leurs mails à leur conjoint ou déploient des astuces de sioux pour éviter d’écrire…

Alors je leur dis tout le temps :

– Chacun ses compétences, on a tous des intelligences multiples. Regardez, moi par exemple, je suis bonne en orthographe, mais j’ai deux mains gauches. Ne me donnez surtout pas une raquette de tennis, je suis nulle… On s’ennuie très très vite avec moi au tennis.

Sauf que, le tennis, je m’en passe très bien. Personne ne m’obligera jamais à y jouer.

Mon job ? Dédramatiser. Et convaincre mes « élèves » que la langue française est certes très complexe, mais la plupart des règles sont assez logiques. Tout s’explique. Encore faut-il comprendre lesdites règles. Avec la méthode d’Anne-Marie Gaignard, on transforme les auxiliaires en rois parce que c’est plus simple si on met une image sur un mot. Le roi « être » est sympa : il s’accorde (presque) toujours. Le roi « avoir » nettement moins, alors on l’appelle le traître. Et on l’explique. Auxiliare, épithète, COI, ça ne veut rien dire. Roi, prince, fée, ça fait rêver et moi je trouve que ça fait du bien de rêver.

Très vite, je vois dans les yeux de mes élèves un énorme soulagement :

– Ah mais d’accoooooord ! J’avais rien compris du tout. Mais là, c’est simple en fait.

En fait, oui, c’est simple. Et là, leur horizon s’éclaircit, s’apaise.

Évidemment, c’est simple parce qu’ils sont seuls avec moi. Je n’en ai pas 35. Alors je suis leur rythme. Je les écoute. Je réponds à toutes leurs questions. On prend le temps. Ça marche. Rien de magique. Juste de l’attention. Les bons mots. Et de la bienveillance…

Je n’ai pas écrit cet article pour me faire de la pub, je travaille beaucoup. J’ai 3 jobs, 5 enfants, un mari adoré, je ne m’ennuie pas. Mais suite au reportage sur BFM TV, vous avez été nombreuses à me poser des questions alors j’espère y voir répondu. Cependant, si vous voulez des informations plus précises, si vous avez des questions, laissez-moi un commentaire en-dessous et j’y répondrai. Avec joie.

206 / 5 conseils pour réussir sa rentrée au collège

Voilà-voilà, on y est… J-3 !

Votre tout-petit né hier (!) a quitté son école primaire toute mimi en juin dernier.
Dans 3 jours, il va franchir le mur du son… et deviendra collégien.

N° 1 et n° 3 ayant passé cette étape, je me suis dit que quelques petits conseils
pourraient vous être bien utiles… Lire la suite