226 / Apprendre une leçon d’histoire au collège > un peu de méthodo

Ce week-end avec mes 2 mignonnes, on a ressorti les sandales à fleurs et les robes à paillettes (ou l’inverse je ne sais plus, ce soleil c’était l’ivresse totale)… Un 15 octobre, je vous le dis, Suzette, y a plus de saison ! J’ai même pris le temps de siroter un jus sur ma petite terrasse, en profitant de ces rayons sans nuage. Je me remettais à peine de l’uppercut provoqué par le film Detroit de Kathryn Bigelow (sur les émeutes raciales aux États-Unis l’été 67) (> Si vous ne m’avez pas vu, foncez.).

Et puis ma sœur m’a appelée. On a disserté longuement sur les différences de températures (on est de vraies intellos que voulez-vous) mais très vite elle m’a quand même dit, la petite a une interro en histoire mercredi, on y a passé plusieurs jours mais rien à faire, elle ne comprend pas ! Ça ne rentre pas. Tu peux pas l’aider ?
– Maintenant ?
– Bah oui, la semaine prochaine en fait il sera un peu tard… (#PasFaux)

Comment vous dire…

Quand j’étais en CM2, mon instituteur fermait les rideaux quand il se préparait à nous raconter l’Histoire… Il nous mettait dans l’ambiance, posait son mètre quatre-vingt-dix délicatement sur son bureau (si ça se trouve, il mesure 1,30 m, mais dans ma mémoire de gamine, il était grand, fort, et surtout, surtout, passionnant)…
Pas de livre ni de power point au mur mais je peux vous dire qu’on entendait les mouches voler tant ces récits nous abreuvaient. Quelques années plus tard, j’étais donc sur les bancs de la Fac, en Histoire. (Transmission tout ça…)
Si je raconte ça à ma petite nièce adorée, je doute que ça fasse avancer le schmilblick. J’aime toujours autant l’histoire, je suis le nez dedans depuis toujours grâce à mon boulot. J’ai donc, depuis, éprouvé quelques techniques pour que mes fils comprennent, apprennent et tant qu’à faire aiment (pas que pour la rime…) l’Histoire.

Dans ma grande bonté, je me suis dit que j’allais partager tout ça avec vous. Ce blog, c’est quand même aussi pour ça (> le partage). Vous suivez ? Pas de baguette magique ici non plus, juste quelques pistes qui pourront aider quelques-uns. Il y a probablement autant de façons d’apprendre une leçon que d’élèves, mais ces petits outils-là fonctionnent plutôt bien ici. Je vous épargne le topo sur le fait qu’il ne faut pas s’y prendre la veille pour le lendemain…

1/ Le contexte :
Primo, au collège, il faut apprendre les définitions et les mots de vocabulaire. Comment voulez-vous comprendre l’Occident féodal au XIIe siècle si vous ignorez le sens de « féodalité » et si les Capétiens ne vous évoquent rien ?

Pour schématiser, l’Histoire au collège, c’est une chronologie, des acteurs (personnages) et des lieux précis. Il faut être capable de situer les évènements pour les comprendre, dans le temps et dans l’espace.

2/ Il doit « connaître » les grandes lignes des personnages-clés : la vie de Charlemagne, son rôle… (Si c’est une leçon sur les Carolingiens. Parce que si la leçon porte sur l’urbanisation dans le monde, on s’en fiche un peu, en fait, du grand Charles…).

3/ Situer :
Grâce à mon meilleur ami Google, j’imprime une carte (ou je photocopie celle du livre). Je vire les noms propres (ou je les masque) et je lui demande de les replacer. (Action => réaction).

4/ Comprendre
Pour s’assurer que votre enfant a compris sa leçon et particulièrement si vous n’avez pas votre CAPES d’histoire, demandez-lui de vous « raconter » sa leçon. Comme vous n’y connaissez rien, posez-lui simplement des questions de bon sens. Il doit pouvoir y répondre… Mais pour l’aider à structurer sa pensée, orientez ses réponses :

  • Quel est le thème de sa leçon ? (la base…)
  • Quels sont les personnages-clés ?
  • Où cela se passe-t-il ? (parfois, ce sera une région : en Orient ; parfois, il faudra situer précisément > à Florence, si on parle de Michel-Ange par exemple)
  • Pourquoi ?
  • Comment ?

Je me souviens aussi qu’en 6e, le prof de mon fils demandait aux élèves d’imaginer 5 questions à poser sur le cours. Et d’y répondre. Au début, on était un peu sceptiques et puis finalement, c’est plutôt pas mal comme démarche :

  • Qu’est-ce qu’une seigneurie ?
  • Quelle est la place de l’église au Moyen-Âge ?
  • Qui est le seigneur ?
  • Comment exerce-t-il son autorité ?
  • Quels étaient les liens entre seigneurs et paysans ?

Autant de questions qu’on ne peut poser si on n’a pas relu attentivement son cours…

5/ L’aider à réciter (restituer ses connaissances)
Reprenez son cours (ou celui du manuel, ils sont très bien faits) et faites des phrases à trous : « C’est ??? qui pendant la bataille de ???? a permis aux ???? et aux ??? de ??? ».

6/ Pour réviser :
Je vous recommande à tous le site (ou l’appli) Kartable :

  • c’est gratuit…
  • il y a des cours et des quiz qui permettent de s’auto-évaluer
  • c’est apprendre différemment

Il y a plein d’autres sites et d’autres applis bien sûr. Mais pas besoin d’en utiliser 20 000. Le cours + le manuel, c’est normalement bien suffisant…

7/ Apprendre autrement :
Si rien ne rentre, il y a le cinéma  (Jeanne d’Arc, Germinal), les musées, les expos, les livres (les récits de chevaliers ne manquent pas, le roi Arthur, Robin des Bois…). Dans ce cas-là, bien sûr, c’est « romancé », il y a la mise en scène et la liberté du réalisateur ou de l’auteur mais ça peut vraiment aider à comprendre une époque.

Vous ne savez pas quoi faire pendant les vacances de la Toussaint ? Emmenez-les visiter le chantier médiéval du château de Guédelon, en Bourgogne. Bonheur garanti pour toute la famille ! Et si votre mignonne vous regarde l’un air désespéré et vous murmure «  J’aime pas l’histoire », redites-lui qu’elle est la mémoire de notre monde, qu’elle est vivante et qu’elle n’a pas de fin…

Et… bon courage !

PS > Si vous avez d’autres astuces, je suis preneuse.histoire.png

225 / Rester zen

Le mois de septembre est à peine terminé, à regarder les cernes de mes proches et les to-do lists s’allonger, il semblerait que le tourbillon de la rentrée ait déjà fait quelques dégâts. La faute au temps qui passe trop vite, aux journées de dingues que nous avons toutes, à devoir gérer le boulot, la famille, l’amoureux, les enfants…

Nous y voilà. En septembre donc ils ont repris les chemins de l’école, et nous on a assisté à toutes les réunions avec les instits/profs en primaire, au collège et au lycée… On a entendu les recommandations, les nouveaux programmes, les problèmes de discipline, de concentration, d’autorité… Et on se promet que cette année on n’attendra pas mars pour trouver des solutions…

Je suis formatrice en orthographe depuis plusieurs années. J’enseigne la méthode Anne-Marie Gaignard à des enfants, à des ados et à des adultes. Sauf si vous vivez sur Mars, vous n’avez pas pu échapper aux reportages dans les médias (télé/radios/journaux) concernant la rentrée scolaire. Parmi les banalités du genre, j’y ai trouvé plusieurs articles très intéressants (et certains carrément alarmants) sur le niveau de nos enfants. Le faible niveau en français fait enfin du bruit. Car les fautes d’orthographe sont partout > dans les cahiers de nos enfants, dans les rapports de stage de nos ados, mais aussi dans les mails de nos collaborateurs (« Oh, dans un mail, c’est pas si grave… »), dans les publicités affichées 4 par 3 (« C’est qu’une pub, t’énerve pas… »), et aussi évidemment dans les journaux et dans les livres.

Alors quoi ? Qu’est-ce qu’on fait ? Rien ? Si, on se bouge et on réapprend les bases. C’est possible. Mais c’est du travail. L’orthographe, ce n’est pas comme le vélo, il faut pratiquer, s’entraîner, apprendre. Bref, il faut tra.vail.ler. Pas de baguette magique mais en quelques heures, on peut être autonome, apprendre à se relire et reprendre enfin confiance en soi.

L’idée, c’est de prendre l’enfant (ou l’ado) là où il en est et le tirer vers le haut. Certains confondent « simplement » les terminaisons en –er et en –é et s’emmêlent les stylos avec les homophones on/ont, à/a, ou/où… Mais d’autres personnes ont de grosses lacunes, dues pour la plupart à des ratages dans l’apprentissage de la lecture. Dans tous les cas, on apprend à s’écouter écrire, et à s’écouter lire.

Depuis plusieurs mois, j’enseigne la méthode d’Anne-Marie Gaignard sur ZenEduc, un site de coaching exclusivement en ligne. Pourquoi ? Parce que c’est simple. Parce qu’après une journée au lycée, l’ado n’a plus de temps à perdre dans les transports. Alors on prend rendez-vous et on se connecte à l’heure qu’il a choisie. Qu’il vive à Toulouse, à Bruxelles ou en Haute-Savoie, peu importe. On se connecte et on travaille, au calme. Mais on s’amuse aussi… Oui, parce qu’on peut s’amuser avec l’orthographe. En la détricotant, en jouant avec, on arrive à comprendre sa logique. Simple, rapide, efficace, en moins de 20 heures on sort du calvaire des accords de participes passés et on reprend plaisir à écrire… et aussi à lire !

D’ailleurs, si votre enfant a des blocages en mathématiques, il peut également trouver un coach qui appliquera les méthodes de Michel Vigier, ingénieur et prof de mathématiques. Le blocage en mathématiques , lui non plus, n’est pas une fatalité. Les outils d’acquisition des fondamentaux existent et ont été validés par les expériences terrains successives menées entre 2004 et 2016 par les équipes de Michel Vigier. En s’appuyant sur les découvertes récentes en neurosciences et en pédagogie, Michel Vigier a développé une méthodologie ludique et efficace basée sur l’utilisation du boulier didactique (numération) et des tableaux (addition/soustraction, multiplication/division, pourcentage et proportionnalité).

Mais sur ZenEduc, il y a deux pôles. L’espace Educ (français, mthématiques, mémorisation…) et l’espace Zen. Parce que le métier de parent ne s’enseigne dans aucun livre, parce qu’on a tous les mêmes angoisses à base de : « Comment faire pour qu’il m’obéisse ? », « Rien ne l’intéresse, il me désespère… », « Comment éduquer sans punir ni crier ? », « J’ai un enfant précoce, comment l’aider en développant son potentiel »…
Alors sur l’espace Zen on peut choisir son module et bien sûr, son coach. En fonction de vos attentes, de votre caractère et de celui de votre enfant, Sandrine Dirani, la fondatrice et directrice du Site vous orientera vers le coach approprié.

Et si, comme beaucoup de parents, vous vous trouvez face à un silence glaçant quand vous posez à vos enfants en 1re ou en Terminale les questions fatidiques : « Que veux-tu faire plus tard? », « Qu’est-ce qui t’intéresse? »,  « Vers quoi souhaites-tu t’orienter? », la formation STRONG est faite pour vous et votre enfant.

L’idée, c’est qu’on fait tous ce qu’on peut. Et parfois, on peut faire beaucoup en déléguant…

Pour en savoir plus, découvrez ZenEduc avec cette vidéo de présentation.

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224 / Les devoirs de l’ado

Je n’ai jamais eu aucun scrupule à dire aux petits, puis aux grands, et maintenant aux ados, que je ne ferais jamais TOUT à leur place… Leur chambre leur appartient mais c’est une des pièces de la maison, moyennant quoi, même si je n’exige pas qu’elles soient nickel H24, un petit ménage/rangement hebdomadaire, ça me semble une saine habitude. Non ? Si. Hors de question de ramasser leur linge par terre et de ranger leur bureau.

L’idée, c’est le partage. Chacun fait ce qu’il fait le mieux pour aider la tribu. Ici, par exemple, ce sont les ados qui tondent notre petit carré de verdure, les petits vident souvent le lave-vaisselle, les grands étendent les lessives, prennent le relais dans la cuisine quand je n’y suis pas, aident ponctuellement aux devoirs des petits…

Mais. Oui, il y a un mais… il y a toujours un moment où ça dérape. Où rien ne va, où j’ai l’impression que les acquis n’en sont pas. Bref, en un mot comme en mille, un fucking moment où ça part en sucette. Et là, au mieux je râle, au pire je dévisse…

Alors je rabâche les devoirs de l’ado :

1. Tu cherches, tu trouves…
Ras-le-bol d’entendre le sempiternel je trouve plus mon cahier de maths, mamaaaaaan, t’aurais pas vu ma trousse ? Elle n’est forcément pas loin, malheureusement pas à sa place mais impossible qu’elle se trouve dans ma chambre ni dans celle des petites. Autrement dit, quand ils débarquent, avec leur mine de pauv’ être, en me demandant de l’aide, alors que bon, objectivement, dans ce cas précis je ne suis D’AUCUNE utilité, je répète > CHERCHE. ET TROUVE. Pas compliqué, si ? Parce que, comme par miracle, la trousse réapparaît TOUJOURS.

2. D’abord, tu fais ce que tu dois, et ensuite seulement, ce que tu veux…
Dans les faits, ça veut dire qu’en rentrant de l’école, tu poses ton sac et tu pends ton blouson. Ensuite tu prends le temps de goûter. Évidemment, tu laisses place nette (évidemment…) et tu enchaînes gentiment par tes devoirs. À partir du collège, je ne veux plus entendre j’ai pas de devoirs… Même si les profs n’ont rien donné, il FAUT relire les cours du jour et éventuellement, s’avancer. Le graal.

Quand tout ça est fait, tu files à la douche. Comme on est sept et que le ballon d’eau chaude n’est pas extensible, la douche reste… une douche. 10 mn max. Bien sûr, le linge sale se dépose immédiatement dans le panier prévu à cet effet et le peignoir se pend dans la foulée. La base.
À vous 5, vous consacrerez 3 mn max au couvert, vous vous organisez comme vous voulez, vous faites des tours, des fiches, des séries, je m’en fiche mais… c’est VOUS qui mettez le couvert.

Car après ? Quartier libre mes trésors, jusqu’au dîner. On apprécie à sa juste valeur la phrase magique « Qu’est-ce que je peux faire maman pour t’aider ? » mais on l’entend rarement. Pour autant, chaque fois que l’ado, en plus de débarrasser son assiette, prend celles des ses frères et sœurs (ou mieux, la mienne !), je regarde mon homme en suspectant une requête imminente. Pourtant, il faut bien l’avouer, l’ado oublie parfois son nombril et dans un acte de générosité assez ahurissant, parvient à aider son prochain sans forcément réclamer une paire de baskets à one million dollars.

3. Tu gères tes activités (matériel et temps de transport)
Avec mon homme, nous sommes absolument convaincus de l’intérêt du sport. Pour eux comme pour nous. Nos 5 enfants ont donc leur dose presque quotidienne. Et autant il me paraît normal de vérifier le sac de danse de ma mignonne de 6 ans, autant je trouve légitime d’exiger de l’ado qu’il prépare son sac À L’AVANCE, n’oublie pas sa carte de bus et range le-dit sac dès son retour. Les vêtements vont d’ailleurs directement dans la panier à linge sale (l’ado embaume pas mal, sachez-le…), sans passer par la case je moisis quatre jours dans le sac. Avouez que ça aurait de la gueule si je n’avais pas besoin de rabâcher ce petit triptyque chaque semaine… Alors je tiens bon, je ne plie pas, je ne le fais pas à leur place, mais je râle. Autant dire que ce n’est pas tous les soirs la mélodie du bonheur. Comme dirait Florence Foresti, « ce sont mes deux piliers d’éducation > crier, courir… »

C’est pourtant ça aussi, notre rôle > ne pas perdre de vue nos petits principes, essayer de leur transmettre nos valeurs, répéter que le partage est la seule solution. Écouter leurs requêtes et leurs besoins aussi, et tenter de les convaincre que la famille est le refuge de leur enfance, que l’école est une chance et surtout, surtout, qu’on ne joue pas au ballon dans le salon !

reve

221 / Préparer le rentrée…

Histoire de ne pas boire le bouillon dès septembre… Ça vous parle ?

Oui, je sais, elle est à peine terminée cette année scolaire (plus qu’une semaine les petits, tenez bon… et les grands aussi, courage !), on n’a même pas préparé les valises, et déjà je vous parle de septembre ? Oui. D’ailleurs, je vous l’annonce en avant-première mondiale, ici, nous avons déjà nos certificats médicaux pour la rentrée ! (Parfois, je m’épate moi-même) (Sinon, mes chevilles vont bien, merci…)

Pour les deux du fond qui peinent à suivre, à la rentrée :

  • n° 1 fera sa rentrée en 1re
  • n° 2 en 3e
  • n° 3 en CM2
  • n° 4 en CE2
  • n° 5 en CP

hashtag courage !

Comme je suis toujours à l’affût de ces petits rien qui nous simplifient l’existence, j’ai découvert au printemps que Quo Vadis sortait un nouvel Agenda Malin, idéal pour les CE2, CM1 et CM2. Ça tombe bien me direz-vous. La tribu est concernée.
Moi, j’ai depuis longtemps abandonné l’agenda papier au profit de mon iPhone, mon génial couteau suisse. Mais mes enfants ont bien sûr un agenda papier. Ou plutôt, ils avaient un agenda, parce qu’aujourd’hui, il ressemble davantage à un obscur carnet, sans couverture, plié en 2, avec des pages en moins… En général, je les laisse choisir à la rentrée en essayant de les orienter judicieusement : « Oh regarde celui-ci comme il a l’air chouette, en plus tu pourras réviser tes tables de multiplication et tes conjugaisons. Géniaaaaal ! » 

Mais alors, qu’a-t-il donc de si précieux, cet Agenda Malin ?
Primo, il a été conçu avec une professeur des écoles. Une qui a des élèves toute la journée, qui sait leurs inquiétudes, leurs soucis d’organisation, leurs besoins et… les nôtres ! #Alléluia.

Agenda-malin.png

Son look :

  • Exit le petit format 11x 17 perdu au fond du sac, celui-ci est au format A4, bien plus pratique. Celui des cahiers et des livres. Donc, quand l’instit distribue un document, un courrier ou un devoir, il se glisse facilement dans l’Agenda et ne le cherche plus (au milieu des billes et des papiers de bonbecs) (Oui, ça sent le vécu…)
  • On retrouve des mascottes au fil des pages : les Malins, des petits monstres colorés. Écolo, Globe-trotter, Positif, Sérieux, Rigolo, Zen. Ils me font beaucoup penser aux personnages du génial dessin animé sorti l’an dernier, Vice-Versa. Vous l’avez vu ?
  • Couverture plastifiée, évidemment.

La promesse :
Un outil pédagogique pour apprendre à s’or-ga-ni-ser. #Le Graal

  • La présentation sur 2 pages pour visualiser les devoirs de la semaine (quand les instits ont la bonne idée de les donner à l’avance).
  • Un super tableau double entrée : jours/matières. Comme ça, quand votre mignon rentre de l’école, plus besoin de hurler demander : Ton exo 12 page 25, c’est en Français ou en Maths bon sang ? Là, ce sera noté dans la ligne bleue (pour le Français), ou la rouge (pour les maths). Malin.

Les + :

  • Une thématique écolo avec notamment un lexique sur l’environnement qui me plaît beaucoup. Oui, parce que nos petits sont les adultes de demain…
    On y retrouve donc des astuces anti-gaspi pour notamment, diminuer sa consommation d’eau ou consommer moins d’énergie.
  • Une page avec le tableau de la langue des signes. J’adore !
  • Les tables de multiplication, les règles de conjugaison et des cartes (France et monde), bien sûr.
  • Des défis, jeux, quiz, astuces, bricolages autour du thème de la bienveillance vis-à-vis de soi, des autres et de la planète. #Great !

Chez nous, c’est donc mon n° 3, qui fera son CM2 à la rentrée qui aura la chance de s’en servir. S’il vous intéresse, vous pourrez vous le procurer ici ou dans toutes les bonnes papèteries. J’ai aussi la possibilité de vous en offrir trois exemplaires.

Agenda-malin-interieur.jpg

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Pour participer :

Je vous propose donc de jouer ici, sur le blog OU sur mon compte Instagram.

• Il faut, si ce n’est déjà fait, « aimer » la page Facebook du blog et me dire ici, sur le blog, l’âge de votre enfant.
• Une chance supplémentaire de gagner pour tout partage (quel que soit le nombre de partages). Merci de laisser le lien du partage dans un nouveau commentaire. Attention, les partages doivent être en mode PUBLIC pour que je puisse les voir et les valider.
• Si vous jouez sur Instagram, toutes les infos seront… sur la page du compte Instagram.

• Vous avez jusqu’au dimanche 9 juillet 2017 minuit pour participer. Les gagnants seront désignés par tirage au sort et annoncé en édit de ce billet.

Bon week-end à tous ! Ici, dernier round de juin > deux annivs et la kermesse. Ensuite, je rends mon tablier…

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EDIT

Merci à toutes vos participations ! Voici le nom des gagnantes :

Ce sont donc les enfants d’Angélique sur le blog, Jessica Verstraete sur FB et pitchounegrail sur instagram qui vont pouvoir noter leurs devoirs sur ce bel agenda dès la rentrée !

Envoyez-moi votre adresse à de5a7@orange.fr pour le recevoir directement.

Bon week-end à tout le monde !

 

 

220/ Des nouvelles neuves

À défaut d’être une blogueuse prolixe, franchement, avouez, j’ai un humour tordant, non ? Des nouvelles neuves, là, je fais fort ! Passons. Car puisque vous me demandez comment ça va, je vais vous raconter… En fait, je m’apprêtais à intituler ce billet Fucking juin mais je n’ai pas voulu choquer vos pupilles délicates. Pourtant, hein, il fut terrible ce mois de juin-là. Entre les 12 000 anniversaires (mais est-ce que tous les gosses sont nés en juin ? Je vais réclamer des stats à l’INSEE), donc entre tous les annivs, les spectacles de danse de n° 4, les compéts des garçons et la kermesse dimanche prochain en bouquet final, j’ai bien failli ne pas m’en remettre.

Ah, on me dit dans l’oreillette que mes migraines ont largement participé à plomber l’ambiance. Pas faux. Vous le savez, ou pas, je suis migraineuse depuis… toujours. Depuis 2 ans, le rythme s’est anormalement accéléré et depuis 2 mois, bah depuis 2 mois c’est juste l’enfer. Je cherche un mot moins violent, parce que je ne suis pas du genre chochotte mais j’avoue, j’y ai laissé mon énergie, ma force et une partie de mon sourire. Et quelques kilos aussi. Parce qu’à force de vomir, on y perd des plumes (oui, je préfère cette image au vomito…) (Je respecte mon lectorat…) La super bonne nouvelle du jour c’est qu’il semblerait que j’aie rencontré hier mon sauveur. Rien que ça. J’ai consulté au centre anti-douleurs, ici, à Chartres, la crème de la crème, le spécialiste des migraines, le boss, le Doug Ross de la caboche (en une petite ligne, je viens de me griller avec les moins de 25 ans…). Enfin un médecin qui ne me prend ni pour une dingue, ni pour une pauvre fille et qui ne me dit pas d’augmenter le Doliprane… J’ai donc un nouveau traitement de fond, une IRM à passer quand même histoire d’écarter une autre saloperie et un petit conseil du spécialiste au passage > « Savez-vous que parfois, le corps adresse quelques messages à une tête qui refuse de se mettre sur off ? Vous feriez bien de lever le pied, sans attendre », m’a dit-il gentiment dit… Alors vous savez quoi, au lieu de compter les jours jusqu’aux vacances, je vais gentiment et poliment refuser un peu de boulot, re-re-re-dire à la tribu que j’ai besoin de leur aide, tenter de dormir davantage et souffler. Pour de bon.

À part ça, il va falloir que je vous raconte comment mon fils de 15 ans a fait un stage absolument fabuleux début juin et qu’il est passé sur les ondes… Je reviendrai d’ailleurs vous faire un petit billet sur l’importance et l’utilité des stages pour nos ados (en 3e, c’est obligatoire, au lycée de n° 1, c’est fortement encouragé en fin de 2de). Ça vous dit ? Je vous donnerai au passage quelques pistes/tuyaux/infos pour que l’ado ne serve pas le café mais se coltine à la réalité en touchant du doigt un métier qui semble l’intéresser… Parce que c’est le but. Les confronter à la vraie vie…

En attendant, il va falloir que je me prépare psychologiquement à l’autre nouvelle de la semaine > dans quelques jours, ma petite mignonne, ma dernière, mon rayon de soleil va quitter la Maternelle. Ce qui veut dire que ce sera pour moi la fin des kilos de dessins à récupérer tous les soirs dans son sac, la fin des colliers en plumes, en coton et autres merveilles, et elle va, en septembre, rencontrer celle qui va lui ouvrir la maison où l’on rêve, l’endroit où on peut se réfugier, une source inépuisable de partages et d’aventures : les livres…

À vous les studios.

 

215 / Les exigences des profs et les réponses des parents

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas, je voulais vous raconter une petite anecdote rigolote assez révélatrice…

Notre fils aîné, 15 ans, est au lycée depuis septembre, en 2de. Autant ses années de collège n’ont pas vraiment été un long fleuve tranquille, autant depuis la rentrée il semble vraiment bien. Je crois que le changement d’établissement (nouveaux copains et nouveaux profs) y est pour beaucoup. Ah, on me dit dans l’oreillette qu’il a mûri… Pas faux.

La semaine dernière, nous sommes allés avec mon homme à la réunion parents-profs. La fameuse réunion au cours de laquelle tu as un large créneau de 6 mn (véridique) par prof, et ne peux rencontrer que cinq profs maximum. Tout s’est très bien passé, les profs étaient agréables et disponibles… mais très en retard. Pas grave, j’avais missionné n° 2 (celui qui m’a vrillé les nerfs hier) > tu gères les douches, tu vérifies que les devoirs des petits (et les tiens…) sont faits et vous mettez le couvert. Pendant que vous y êtes, vous passerez également un coup d’aspirateur dans le salon et en rentrant on récitera ensemble un Je vous salue Marie. Nan, je déconne…

Nous avions RV à partir de 18h45. À presque 20h, alors que nous attendions dans le couloir avant de rencontrer le prof de Français, j’en ai profité pour papoter tranquillement avec les autres parents, accompagnés de leurs enfants (le nôtre a des priorités > il avait entraînement de foot !). Arrive la question qui fâche. Je leur demande :
– Alors dites-moi, vous l’avez bientôt terminé le Rouge et le Noir ?

Un ado me répond :
– Ah bah non ! Punaise, c’est long… Pis j’aime pas lire…

Explication > à la rentrée, le prof de Français a demandé aux élèves de lire Le Rouge et le Noir. En précisant qu’ils auront jusqu’à mars pour lire les 670 pages écrites en corps 4 (ok, 7) de Stendhal. Plus de six mois, on est quand même obligé de reconnaître que le prof est ultra sympa là, non ? Vous aviez six mois pour lire un bouquin au lycée, vous ? En discutant avec une maman donc, elle me dit « Oui je vais en parler avec le prof parce que bon, la lecture, faut que ça reste un plaisir. Mon fils a du mal avec ce bouquin, je ne peux pas le forcer quand même… »

Mais si bon sang ! Bien sûr que si ! Depuis quand « il faut que ça reste un plaisir ? » Qui a dit que les devoirs, ça devait rester sympa ? Déjà que nos ados sont majoritairement peu enclins à tra.va.iller, alors si nous, les parents, les adultes, on n’insiste pas un peu… On ne va pas se mentir, pourquoi faire ses exos de maths ou de SVT ça doit rester cool ? Et faire trois tours de stade en EPS, aussi ? Non. Les cours, c’est de temps en temps au moins j’espère, intéressant, voire passionnant, ça doit dépendre des matières et même surtout, des profs. Mais c’est sans doute aussi malheureusement, barbant, difficile, et même fatigant. So what ? Ils n’y vont plus ? On annule et on part faire l’école sur un bateau en navigant autour du monde ? Parce qu’on ne va quand même pas les contraindre à leur âge nos biquets ! Je suis la première à déplorer les faiblesses du système, le manque d’écoute et l’ignorance des solutions qui marchent. Mais si en Seconde, les enfants ET les parents discutent le choix d’un bouquin imposé par un prof de Français, qu’est-ce qu’ils vont faire adultes ? Quand un patron ou un client va leur demander de lire une synthèse pour faire un rapport, ils vont dire, bah là non, 240 pages… c’est beaucoup quand même, et pis j’aime pas lire ?!

C’est moi qui débloque ? Au collège, j’ai lu Germinal. Je n’ai pas aimé ce livre, mais je peux en parler. Je n’ai pas adoré Les Misérables non plus, et d’ailleurs mon prof et mes parents se fichaient complètement de mon avis sur Hugo. Ay lycée, ma prof de Français était dingo de Flaubert et de Proust. Alors je les ai lus. Et je suis ravie de l’avoir fait. J’ai aussi appris à tracer des cercles et à calculer des volumes, à faire des divisions et des équations. J’ai dû grimper en haut d’une corde et faire des matchs de hand. Tant mieux pour moi, j’ai toujours adoré le sport mais certaines de mes copines redoutaient ces séances-là. Pour autant, elles venaient. Nos parents ne disaient pas « reste donc à la maison mon trésor, le sport, faut que ça reste un plaisir quand même… ».

Quand les profs donnent trop de devoirs, panique à bord, les ados sont débordés et risquent le surmenage. Quand ils n’en donnent pas assez, on va en faire une génération de fainéants…

Alors je me demande > et si on laissait les profs faire leur boulot ? Et si on prenait le risque de leur faire un tout petit peu confiance ? Qu’est-ce que vous en pensez ?

 

P. S. : Cette photo n’a a priori aucun rapport. Ou peut-être que si, en regardant bien…
Passez tous un très bon week-end !

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© Colour your life

214 / La mère et le père, sans le sourire de la crémière

Petit coup de gueule du jour… bonjour ! Et booooonne année bien sûr !

Mon premier billet en 2017 sera amer. Pas de panique, je reviendrai plus légère d’ici quelques jours… Mais voilà, avec ma tribu de 5 loupiots, mes nerfs sont parfois mis à très rude épreuve et j’ai un peu (trop) le sentiment ces temps-ci de manquer du soutien de l’homme, mon homme, leur père. Petit résumé de la situation : je travaille ET je m’occupe des devoirs, je supervise (de plus en plus loin, certes) les douches, je vérifie que les sacs d’école sont prêts LA VEILLE, idem pour les sacs de sport, j’ai en mémoire les jours de bibliothèque des petits, je gère les trajets chez les copains/copines, j’envoie les sms aux parents (enfin, aux mamans !) des copains chaque fois que n° 3 a mal noté un truc dans son agenda « Dis-donc, le mien a noté ex. 10 p. 137, mais il n’y a pas d’exo 10 sur cette page… Le tien a noté autre chose ? » (<= Ça, c’était la conversation hautement philosophique d’hier…). Je gueule râle souvent, ils ont l’habitude, moi aussi. Tout va bien. Je ne suis pas rancunière donc chacun a évidemment son câlin du soir, évidemment. Mais j’ai transmis tous mes pouvoirs aux grands pour qu’ils me remplacent de temps en temps et lisent quelques pages à leur petite sœur. Oui parce que bon, en vrai, je fatigue aussi…

Et ce matin, après une migraine carabinée ce week-end et 3 nuits bien moisies, c’est un peu les nerfs à vif que j’ai découvert mon fils, à moins 10, vérifiant son exo de maths, (noté l’exo, sinon c’est moins drôle), se demandant s’il n’aurait pas mieux fait comme ci plutôt que comme ça, trousse perdue et pompes à l’autre bout du salon. Pétard de feu, mon sang n’a fait qu’un tour et mon fils (ma bataille) risque de se souvenir longtemps de mon pétage de plombs ! Ou pas d’ailleurs, puisque j’ai l’impression que je suis la seule a avoir eu l’estomac noué toute la journée. Eh oui, miss culpabilité ne m’a pas quittée de la journée… Mais pourquoi tu te mets dans des états pareils ? Eh laisse-le donc gérer… Est-ce que je vais tous les rendre totalement dingos… Voilà en substance les bonnes idées qui ont encombré mon petit cerveau aujourd’hui.

Donc, on essaie de les éduquer, de mettre les limites, mais faudrait pas trop les stresser non plus nos petits trésors, et garder aussi le sourire d’ailleurs, parce que bon, faire le gueule, c’est contre-productif. Et puis être aimable au boulot, évidemment. Préparer des bons petits plats également, parce que jambon-pâtes, c’est moyen pour leur putain de croissance. Surveiller leur scolarité mais les rendre autonomes, savoir être disponible sans être envahissante, les écouter mais accepter les silences… et surtout, ne rien attendre.

Ils ne mettent pas la table spontanément ? Ils ne proposent pas de t’aider ? Ne surtout pas se plaindre, c’est ça être parent… Enfin bref, la liste n’est pas exhaustive et j’avoue, je suis loin, très loin de rester ZEN tous les jours. Donc, va comprendre pourquoi, là, ce matin, j’ai légèrement exagéré, c’était la goutte d’eau de trop, parce qu’objectivement, l’exo de maths je m’en tape comme de ma première tasse de café. J’ai donc demandé à mon homme de ne pas hésiter à m’épauler sur ce coup-là, hein, toutes les bonnes volontés étant les bienvenues et je ne suis pas complètement perchée, l’autorité du père, ce n’est pas la même chanson que celle d’une mère. Je ne sais pas comment ça se passe chez vous, disons qu’ici mon homme est beaucoup plus calme, zen et raisonnable que moi (l’être moins que moi ce serait franchement pas de bol pour eux !). Mais quand il s’énerve, les mômes frôlent les murs et o.bé.i.ssent. (3 fois l’an donc…). Ce matin, on a donc convenu ensemble que son autorité devait s’exprimer davantage, parce que j’en ai marre de passer pour la râleuse hystérique qui n’est jamais contente… que j’aimerais bien, moi aussi, profiter d’eux et me réjouir d’avoir de si beaux enfants (beaux mais chiants > si jamais j’atteins un jour le niveau 2 de patience, je n’en perdrais pas complètement mon objectivité…)

Nous avons tous (enfin toutes…) nos exigences, certaines sont maniaques du lavage de dents, d’autres ne partiront pas sans avoir vérifié que TOUS les lits sont faits, alors que quelques-unes sont des angoissées du p’tit déj, des flippées de l’hypoglycémie. Vous l’aurez deviné, je n’ai pas ces manies-là (< rapport à mon bordel organisé génétiquement inscrit dans mes veines ET dans celles de mes enfants…) mais je ne supporte pas bordel qu’on se fiche de moi (> je reste polie, notez bien…).

Pour autant, avec un tantinet de recul, j’arrive à me dire (de temps en temps), que ce sont des enfants. MAIS bien souvent une petite voix s’empresse de me rappeler que c’est notre boulot, notre devoir même de les élever en leur montrant la réalité, les contraintes, les attentes. Être cool, planer à dix mille, voir ses potes et passer à la boulange après le collège pour acheter des bonbecs, c’est la super belle vie. C’est l’adolescence insouciante et c’est chouette. Vivre en famille, partager, aider, c’est aussi ce que je veux essayer de leur transmettre. Il y a des contraintes mais aussi des grands bonheurs… Je leur rabâche tous les jours qu’il n’y a pas de plan B > moi vivante, ils n’auront pas d’autre choix. Je tiens bon mais parfois, je m’épuise. Mais je tiens bon…

Et vous ?