229 / Donnons le plaisir de lire à nos enfants

Dans la tribu, le rapport aux livres est tout à fait particulier et chacun entretient donc très différemment cet appétit. Personnellement, j’ai vu ma PAL augmenter en même temps que mes grossesses… Cinq enfants en dix ans, le marque-pages est longtemps resté figé au même endroit, grosso-modo page 32. Pourtant, mon appétit n’a pas diminué, j’achetais toujours autant de livres. Et puis désespérant de pouvoir terminer un bouquin, je les rangeais gentiment dans la bibliothèque. Jusqu’à 2015 en gros. Date à laquelle j’ai décidé que mes insomnies auraient au moins une utilité… J’ai participé également à un prix littéraire, organisé par mon libraire adoré, L’Esperluette à Chartres, et ce challenge m’a permis de rencontrer des auteurs, de parler avec d’autres dingos des livres, bref, d’échanger…

Très fins lecteurs et toujours de très bons conseils, je ne manque pas de solliciter les libraires quand j’ai un doute, quand je manque d’inspiration ou mieux, quand je veux
« juste » me faire plaisir. Parce que c’est bien de cela dont il s’agit n’est-ce pas ? Se faire plaisir, uniquement et entièrement.

Transmettre ce goût à mes enfants est un de mes challenges…

Ma fille de 8 ans semble totalement addict, tandis que mes deux ados sont passés à côté pour l’instant. Je précise « pour l’instant », parce que les chemins qui mènent à la lecture sont multiples, ils prennent parfois leur temps, il faut emprunter des sentiers rares, alors je ne renonce pas. N° 3 est très bon lecteur, pas spécialement curieux (pas assez à mon goût…) mais il ne rechigne pas à lire. Pour autant, ce n’est pas lui qui vide le plus ma carte bancaire… La petite dernière est au CP, elle commence à lire puisque la magie a encore opéré ! Je me suis fait surprendre avec chacun de mes enfants, ce moment où ils découvrent tout, sans nous, où les sons forment des mots puis des phrases et enfin des histoires m’aura bluffé chaque fois ! Mes filles aiment bien m’accompagner toutes les semaines chez le libraire : et moi j’adore les voir hésiter, choisir, questionner le libraire et tenir serré le trésor qu’elles m’ont convaincu d’acheter.

Sur IG plus qu’ici ou sur FB, je partage avec vous régulièrement mes coups de cœur ou ceux de mes enfants. La littérature jeunesse a tellement changé ! À mon époque, on avait le choix entre la bibliothèque rose et la verte… aujourd’hui, les auteurs et les éditeurs rivalisent d’ingéniosité pour essayer de faire tomber les enfants dans la marmite.

La KUBE, la box pour les enfants

Alors si comme moi, ce sujet vous tient à cœur, La KUBE, jusqu’alors box de lecture sur-mesure pour adultes, élargit son offre au public jeune et propose de créer un groupe de travail (des parents, instituteurs ou toute personne intéressée). Pourquoi ? Pour échanger et créer ensemble un concept qui donne le goût de lire aux enfants. Je suis heureuse de participer à ce projet évidemment et je vous encourage à vous joindre à nous dès maintenant mais attention jusqu’au 8 avril sur leur site.

Marre d’entendre « j’aime pas lire »…

(Re)donner le goût de lire en mettant entre les mains des lecteurs des livres qui sont recommandés sur-mesure pour eux par des libraires indépendants, c’est la belle idée de la Kube. « Donner le goût de lire » aux enfants a alors beaucoup d’importance puisqu’il s’agit d’un âge crucial dans l’apprentissage de la lecture et le développement ou non du «plaisir de lire ». Un sujet au cœur des préoccupations de beaucoup de parents, non ?

Alors, vous venez ? On vous attend…

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220/ Des nouvelles neuves

À défaut d’être une blogueuse prolixe, franchement, avouez, j’ai un humour tordant, non ? Des nouvelles neuves, là, je fais fort ! Passons. Car puisque vous me demandez comment ça va, je vais vous raconter… En fait, je m’apprêtais à intituler ce billet Fucking juin mais je n’ai pas voulu choquer vos pupilles délicates. Pourtant, hein, il fut terrible ce mois de juin-là. Entre les 12 000 anniversaires (mais est-ce que tous les gosses sont nés en juin ? Je vais réclamer des stats à l’INSEE), donc entre tous les annivs, les spectacles de danse de n° 4, les compéts des garçons et la kermesse dimanche prochain en bouquet final, j’ai bien failli ne pas m’en remettre.

Ah, on me dit dans l’oreillette que mes migraines ont largement participé à plomber l’ambiance. Pas faux. Vous le savez, ou pas, je suis migraineuse depuis… toujours. Depuis 2 ans, le rythme s’est anormalement accéléré et depuis 2 mois, bah depuis 2 mois c’est juste l’enfer. Je cherche un mot moins violent, parce que je ne suis pas du genre chochotte mais j’avoue, j’y ai laissé mon énergie, ma force et une partie de mon sourire. Et quelques kilos aussi. Parce qu’à force de vomir, on y perd des plumes (oui, je préfère cette image au vomito…) (Je respecte mon lectorat…) La super bonne nouvelle du jour c’est qu’il semblerait que j’aie rencontré hier mon sauveur. Rien que ça. J’ai consulté au centre anti-douleurs, ici, à Chartres, la crème de la crème, le spécialiste des migraines, le boss, le Doug Ross de la caboche (en une petite ligne, je viens de me griller avec les moins de 25 ans…). Enfin un médecin qui ne me prend ni pour une dingue, ni pour une pauvre fille et qui ne me dit pas d’augmenter le Doliprane… J’ai donc un nouveau traitement de fond, une IRM à passer quand même histoire d’écarter une autre saloperie et un petit conseil du spécialiste au passage > « Savez-vous que parfois, le corps adresse quelques messages à une tête qui refuse de se mettre sur off ? Vous feriez bien de lever le pied, sans attendre », m’a dit-il gentiment dit… Alors vous savez quoi, au lieu de compter les jours jusqu’aux vacances, je vais gentiment et poliment refuser un peu de boulot, re-re-re-dire à la tribu que j’ai besoin de leur aide, tenter de dormir davantage et souffler. Pour de bon.

À part ça, il va falloir que je vous raconte comment mon fils de 15 ans a fait un stage absolument fabuleux début juin et qu’il est passé sur les ondes… Je reviendrai d’ailleurs vous faire un petit billet sur l’importance et l’utilité des stages pour nos ados (en 3e, c’est obligatoire, au lycée de n° 1, c’est fortement encouragé en fin de 2de). Ça vous dit ? Je vous donnerai au passage quelques pistes/tuyaux/infos pour que l’ado ne serve pas le café mais se coltine à la réalité en touchant du doigt un métier qui semble l’intéresser… Parce que c’est le but. Les confronter à la vraie vie…

En attendant, il va falloir que je me prépare psychologiquement à l’autre nouvelle de la semaine > dans quelques jours, ma petite mignonne, ma dernière, mon rayon de soleil va quitter la Maternelle. Ce qui veut dire que ce sera pour moi la fin des kilos de dessins à récupérer tous les soirs dans son sac, la fin des colliers en plumes, en coton et autres merveilles, et elle va, en septembre, rencontrer celle qui va lui ouvrir la maison où l’on rêve, l’endroit où on peut se réfugier, une source inépuisable de partages et d’aventures : les livres…

À vous les studios.