148/ La loose…

Tu vois, j’ai cherché un autre titre, un peu plus intello (ben oui, quand même…), un peu moins « djeunes » (ben oui quand même bis…) mais honnêtement, tout bien réfléchi, je vois pas quel titre pourrait être plus proche de la réalité de merde

Mais avant de développer, je tiens à préciser que par ici,  nous avons passé un week-end, qu’on va qualifier de très très sympa.

Primo, vendredi soir on a eu deux soirées pour le prix d’une :

On est d’abord allé au théâtre (on ne nous arrête plus !) voir Michel Bouquet himself dans « Le roi se meurt », ici, chez nous, à Chartres. Zéro bouchon, zéro stress. Très belle pièce. Plaisir intégral.

On avait, pour la première fois, demandé au grand garçon de nos copains de garder notre petite bande de zouaves. Il a relevé le challenge. Youpi !

Et puis ensuite, on a rejoint nos amis pour aider notre belle copine à rejoindre le cercle très prisé des quadras !

Que c’était bien ! Quelques bulles, beaucoup de fous rires,  du dessert caramel-vanille-chocolat à gogo… Le top.

Samedi, la course traditionnelle piscine-guitare-devoirs (dans le désordre) a été très allégée. Le prof de guitare était absent. Ouf des parents qui s’étaient couchés trèèès tard…

Dimanche donc, le mot d’ordre, celui que je déteste, pire que « lavage » (que je délègue à Formidable fée du logis) et « repassage » (idem) > « rangement » !

Grhh…

Mais là encore, challenge réussi.

Mon homme est parti déposer notre petit Superman (9 ans) qui avait une compét de natation.

On  n’a pas voulu lui mettre la pression (pas le genre ici…), on lui a juste dit en le laissant devant le bus :

– Vaincre ou mourir !

Nan, j’déconne…

Il est revenu avec 3 médailles. Deux en or, une en argent. (Il avait dû entendre notre message subliminal de parents complètement déglingos !).

Soirée tranquille. Nuit merdique. Mais j’ai l’habitude…

Ce matin, on était tous à l’heure. Ah, on me dit dans l’oreillette que j’ai « encore » oublié de coiffer ma miss… Oui mais bon, elle était mimi quand même… Et puis ça lui donne un petit côté hippie que j’adore (dit la mère pour se justifier…).

Me voici donc dans ma jolie voiture à 8 :35 après le bisou échangé, oui, passe une bonne journée, moi aussi je t’aime ma bichette, ok, oui, allez, à ce soir…

Presque en avance sur mon timing quotidien, je décide donc de faire un tout petit détour et d’aller chercher une bonne baguette, au drive pour ne pas perdre trop de temps non plus. C’est que j’ai un métier…

J’écoute la radio. J’ai le sourire aux lèvres. Je chante. (Je suis seule dans ma voiture. Bonheur.)

Ah, j’ai dû louper l’embranchement du rond-point, je ne reconnais plus trop mon chemin.

Comment ça l’autoroute ? C’est quoi ce merdier bazar ?

Bien sûr que toi, lectrice (lecteur ?) tu te dis, là qu’il aurait fallu faire demi-tour.

Ben oui.

Alors que moi, j’ai avancé, pris le ticket et me suis donc… retrouvée sur l’autoroute !

Mais quelle conne ! Oui, quelle conne !!!

Panique à bord. Qu’est-ce que je fous là ? Direction Paris ? Meeeerde…

Je me dis, dans 5 km au plus je sors et je fais demi-tour. C’est pas si grave. Faut rien exagérer…

Je tente la méthode Quae. Je branche quand même Saint-GPS.

J’entends « prochaine sortie dans 15 km ».

C207

Quinze bornes putain ?!

Je fais une parenthèse pour t’expliquer pourquoi j’ai paniqué…

C’est que vois-tu, je (on) roule à l’électrique par ici. C’est écologique, économique, hyper pratique, assez moche mais on s’en fiche…

Je t’en parlerai d’ailleurs plus longuement, dès que je serai remise de ma matinée de la loose… Ok ?

Donc, j’ai, en temps normal, environ 180 km d’autonomie. On recharge la bagnole chez nous, dans le garage. On n’a qu’à brancher la prise. Sauf qu’hier, j’ai oublié. De recharger la caisse. Ce matin, j’avais bien 70-80 km d’autonomie. 18 bornes x 2 pour déposer les mômes à l’école. Amplement suffisant. Pensai-je…

Je fixais le compteur comme une mouche sur un pot de miel.

J’ai pour le coup éteint la radio. Pour mieux entendre Saint-GPS.

Je suis sortie au bout des 15 interminables km.

J’ai pensé, c’est bon, je serai bientôt rentrée.

Je vais pas appeler à la maison. Il va se foutre de moi. Je raconterai un bobard pour expliquer mon retard :

– J’ai rencontré Emma, on a discuté longtemps, j’ai pas vu l’heure tourner…

Et puis, si ça se trouve il ne va même pas remarquer que j’ai trente minutes de retard. Il bosse, il a autre chose à penser. Je suis presque arrivée…

Tiens, c’est quoi ce panneau ? J’approche : « Déviation ».

Rhooo mais c’est pas vrai ! Ils sont tous contre moi ce matin !

Le GPS est planté… Il ne comprend rien. (Moi non plus…).

« Faites demi-tour au prochain rond-point ». Mais ta gueuuuuuule ! Tu vois bien que je peux pas…

Le compteur diminue… 20 bornes d’autonomie. Punaise, ça commence à sentir le roussi.

Ne pas paniquer. J’appelle ? Non.

Ah les flics :

– Oui, bonjour monsieur l’agent. Dites-moi, je suis carrément un peu paumée là. On est où ? Et puis c’est quoi cette déviation ?

– Ne vous inquiétez pas madame…

– Ben si, tu vois, là, je m’inquiète quand même…

– Prenez en face. Au rond-point à droite. Fin de la déviation. Dans 10 minutes vous êtes chez vous.

Hmm (sceptique).

Heureusement, il avait raison le monsieur.

Dix minutes après, j’étais chez moi.

Je suis montée au bureau. J’ai croisé l’air concentré de mon homme.

– Ah ? Ça va ? T’as ramené du pain.

– Non.

– Ben t’étais où ?

– Oh ça va hein ? J’ai croisé Emma, on a papoté. J’ai pas vu l’heure tourner…

– Mais ça va ? T’as l’air bizarre.

Sans blague…

Tout ça pour une baguette. À partir de maintenant, ils mangeront des biscottes, c’est bien les biscottes. 

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s