140 / La musique adoucit…

Paraîtrait donc qu’écouter de la musique, adoucirait les mœurs, calmerait nos p’tits nerfs mis à rude épreuve, apaiserait nos humeurs…

J’ai donc décidé de me faire une playlist, spéciale.

Une playlist pour les jours de pétage de plombs.

Une de celles que je pourrais dégainer à tout moment. Enfin, disons, chaque fois que je sens l’adrénaline jaillir un peu trop vite.

Faut dire que ces derniers temps, mon baromètre « zen » était au plus bas.

La faute à la rentrée scolaire peut-être, changement d’école pour les 3 « petits », la course aux certifs médicaux et aux réunions diverses et variées.

Peut-être bien. Oui, enfin, certainement.

La faute aussi à mon pré-ado qui a un donc particulier pour m’énerver au plus haut point.

Marche lentement, répond par des « hum », « ouais », « j’vais voir », « j’sais pas »…

Tu vois, le genre de trucs qui me font bondir.

– Mais bordel, il est où ton putain de bouquin de maths ?

– Ben, là. Enfin, il était là hier. J’comprends pas…

Grhhh !!! 

Je vais finir par aller m’allonger sur un divan moi… D’autant plus que ma bonne copine J. m’a fait cette remarque l’autre jour :

– Mais pourquoi t’es si sévère avec lui ?

– Hein ? Mais parce qu’il m’énerve, il m’épuise !

– Mais les 4 autres aussi, non ?

– Ben non. Justement. Les 4 autres, ils savent quand je vais disjoncter. Ils ne me poussent pas à bout… (Enfin, moins. Faut rien exagérer non plus… On n’est pas encore au pays des Bisounours…)

Je sais bien que cette fichue place d' »aîné » est particulière. J’ai beau me dire > zen, relax. Je n’y arrive pas.

Pourquoi est-ce qu’on s’en fait toujours plus pour nos aînés ?

Pourquoi ont-ils l’air plus fragiles ?

Alors, hier soir, j’ai fait un truc que je ne fais jamais.

On était à table et après avoir poussé une gueulante mémorable râlé un peu trop fort la veille, je me suis excusée.

Je leur ai expliqué à tous pourquoi j’avais grondé très (trop) fort. Mais que je n’aurais pas dû le faire. Et je leur ai raconté que quand j’étais môme, quand mes parents râlaient ou nous punissaient, je rêvais en secret de pouvoir en changer, parce que, hein, ils étaient vraiment trop nuls, même que moi quand je serais grande, JAMAIS je ne me comporterais comme ça…

Donc, je leur ai demandé :

– Si vous aviez une baguette magique qui vous permette de changer deux choses de papa et moi, qu’est-ce que vous feriez ?

– Hein ? Quoi ? Tu veux dire si on pouvait remplacer un truc ?

– Vala. Enfin, deux.

– Ben rien.

– Dis pas de conneries bêtises, de toutes façons, ça n’arrivera pas, et on ne vous grondera pas… mais j’aimerais bien savoir moi ce qui vous déplaît le plus chez nous…

Parle sans crainte mon enfant !!!

– Ben rien. Non, pour de vrai. On veut pas que vous changiez.

– Mais t’en as pas marre de m’entendre râler ? Sans déc ?

– Ben… si des fois, mais non, je voudrais rien changer.

Alors là, je suis restée sans voix. Et ce qui m’a bien fait marrer c’est qu’ils ne nous ont pas demandé, à nous, si on pouvait changer deux-trois trucs chez eux, ce qu’on gommerait…

Sont bien malins ces petits…

Enfin bref, depuis jeudi soir, je bois de la tisane quatre fois par jour, je suis retournée courir et dans ma playlist « running », j’ai mis ça…

Même qu’en rentrant, je suis d’uné zénitude totale pendant 3 heures.

C’est le deuxième effet kiss-cool.

Paraît que c’est la nouvelle coqueluche british. Vingt-deux piges.

Tom Odell

Si tu veux… http://youtu.be/MwpMEbgC7DA

12 réflexions sur “140 / La musique adoucit…

  1. Tu me l’apprends! Jamais entendu parler de cette nouvelle coqueluche british et je vis en Angleterre. Il faut vraiment que je sorte la tête des couches! Je vais demande à l’ado si il connaît…

  2. Arhhh ! Peut-être qu’il a plus de succès ici que chez lui. Il me semble que ça avait fait déjà il y a qqs années avec Charlie Winston > gros succès en France et presque inconnu (au départ) chez lui en Angleterre… Mais demande confirmation à ton ado… En tout cas, bienvenue par ici Pomdepin. Tu vis à Londres pour ton job ou parce que tu as suivi ton homme ? Je sais, je suis curieuse… 

  3. J’ai suivi cette fois! Mais on est parti ensemble en Irlande, je veux dire, chacun avec son contrat d’expat, et j’avais fait le Mexique toute seule,comme une grande avant. Je suis une vraie expat addict.

  4. Moi aussi Cloudy, j’ai passé l’âge des minets. Mais là, c’est sa musique que j’apprécie. Sa bobine et son jeune âge, m’en fiche un peu. C’est juste pour dire que le même a du talent. Non ? 

  5. Ah oui, oh la la, j’ai une très bonne copine comme toi, expat dans l’âme. Madrid, puis Londres… puis retour au bercail. Jusqu’à la prochaine fois… Donc, je ne te demande pas si tu es heureuse loin de chez nous ??? Je crois que j’ai la réponse. Passe une bonne journée. Et à bientôt j’espère.

  6. Tu as raison sur la réponse! Ça fait 17 ans qu’on ne vit plus en France, nos enfants ne sont nés ici, pour eux la France, c’est uniquement pour les vacances. On ne se voit pas revenir. Et j’aime beaucoup ton blog, je le rajoute dans les liens 🙂

  7. Merci encore Pomdepin. Alors je vais continuer à faire ma curieuse > comment tu m’as « trouvée » ? Tu as tapé « blog famille nombreuse » sur Google ? Tu as lu mon article dans Famili ? 

  8. J’ai tapé famille nombreuse. Je n’en connais aucune autour de moi, et je me sens un peu seule avec ma tribu. J’ai eu droit à des réflexions sympas, du style et ça vous fait combie en allocation? ( celle la, il faudrait qu’elle regarde le prix des couches!) Et même si la France ne manque pas, parler francais si! On parle français à la maison, je l’enseigne, mais ce n’est pas la même chose.


  9. Suspens quasi-insoutenable sur le passage où tu poses la question à tes enfants : de savoir ce qu’ils voudraient changer en vous. J’étais soulagée de lire à la fin du passage que tout s’est bien terminé, les braves petits ne voyant pas l’utilité de changer quoi que ce soit à leurs parents !:)
    Cependant, à toutes fins utiles je leur recommande – et à leur parents aussi – le super « catalogue de parents » de Claude Ponti (qui a aussi écrit « Pétronille et ses 120 petits », ça devrait te parler:-). L’idée est que tu peux choisir d’autres parents, le « catalogue » proposant (on n’est jamais trop prudent) de te garder tes « anciens parents » le temps que tu en testes d’autres.
    Une idée – comme ça, elle peut paraître farfelue mais bon, pourquoi ne pas y réfléchir ? : que nos enfants sont, ils me semble, tout simplement nos petites soeurs et nos petits frères. Nous, on est « les grands », ceux qui se font du souci pour les plus jeunes. Voilà, quand tu penses à ça, tu as l’explication de pas mal de choses … et de quoi, peut-être, vivre tout ça plus « sereinement » ?

    • Ah mais je vais essayer de me le procurer ton bouquin de Ponti, parce qu’effectivement, il a l’air très intéressant. Et merci aussi pour l »idée que nous serions « seulement » les grands frères ou sœurs de nos enfants > moins d’affects, moins de pression forcément. Mais peut-être aussi moins d’amour. Quoi qu’il en soit, toutes les pistes qui mèneraient a davantage de sérénité > je prends ! Merci à toi Touzazimut de passer par là. Et grosses bises à toi (maintenant que je sais qui tu es.)

      • Je précise : (…) serions « simplement » (et non « seulement »). Et il n’y aurait bien sûr pas moins d’amour, ni même moins d’affect, l’instinct de protection restant, à mon sens, le même. Je crois plutôt que la différence résiderait plus dans le partage que dans l’autorité, dans le compagnonnage plus que dans l’éducation. Mais tout ça ne résout en rien nos indécrottables manies de parents à nous faire du souci, à culpabiliser parce qu’on n’a (peut-être) pas fait ou dit ce qu’il fallait, parce qu’on n’a pas le temps de, parce qu’il faut … etc. Alors, oui, quand tu écris « on laisse tout tomber et on va tous ensemble se faire un ciné », vous êtes tous côte à côte sur les sièges et il n’y a plus d’ascendant : que des êtres qui regardent la même chose et qui vont découvrir entre eux la façon dont l’autre a vu les choses du haut de ses 4, 10, 12, 15, 40 ans et plus.
        En résumé (w.e. prolongé mais j’ai du bricolage sur le feu) en résumé, donc, ce qui NOUS manque c’est un manuel pour dire aux parents comment élever leurs enfants mais c’est livre impossible à écrire : chaque nouveau venu en ce monde est différent des autres !
        Par contre, bibliographie encore, les parents, eux, sont TOUS pareils. Et pour les « accompagner » il existe un « MANUEL A L’USAGE DES ENFANTS QUI ONT DES PARENTS DIFFICILES », (de Jeanne Van Den Brouk, aux éditions « Points » – 6,90 euros, ça fait un trou dans l’argent de poche, mais franchement, ça vaut le coup et tu peux aussi dire à tes parents que c’est un manuel qui peut servir à toute la famille pour te faire subventionner sur
        le budget du foyer !:)
        Bonne journée

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