6 / La loi de l’emmerdement minimum

Hier, j’appelle ma copine Véro pour les inviter à dîner, elle, son mari et leurs 2 filles.

Je ne sais pourquoi, comme ça, je lui demande si ses fillettes mangent de tout.

Et là, stupéfaction :

Ben euh, si tu peux éviter, les œufs, hein, elles n’adorent pas.

Et surtout, pas de légumes.

 

Là, je manque de tomber de ma chaise. 

Quoi, pas de légumes ? Mais qu’est-ce qu’elles mangent alors ?

– Des pâtes, des pommes de terre, du riz, me dit-elle sans trouver ça bizarre.

 

– Mais t’es dingue ou quoi ?

C’est quoi ce délire ? Enfin, merde, l’alimentation, ça fait aussi partie de l’éducation.

C’est moi qui déraille ? Là, je ne comprends rien.

 

Elle m’explique que c’est plus simple. Qu’elle a essayé, au début. Mais que c’était crises de nerfs sur crises de nerfs, alors elle (ils, parce que, quand même, dans cette histoire aussi, on est deux…) a capitulé.

Donc, le soir, elle fait 3 menus. Tu lis bien, te frotte pas les yeux > 3 menus.

Et ben là, moi, avec ma tribu, une fois de plus je me dis que c’est finalement vraiment plus simple.

Avec un ou deux enfants, je comprends pas qu’on puisse être tenté, parfois, de faire des trucs débiles de ce genre mais moi, j’ai pas le choix. Je ne peux pas faire 6 ou 7 menus différents, hein, t’es d’accord ?

Faut pas rêver, ici aussi, parfois j’ai droit à :

– Maman, qu’est-ce qu’on mange ce soir ?

– Ah ça… ben moi j’aime pas…

– Tu sais quoi ? > JE M’EN FOUS. T’as faim ? Tu manges. T’en veux pas ? Tant pis. Mais dans ce cas, ça va être très rapide.

> no dessert, no bread pour se bourrer la cantine, zéro yaourt. Fini. Nada. OK ?

C’est ça, pour moi, la loi de l’emmerdement minimum.

Parfois, faut pas leur demander leur avis. Sinon, ça peut très vite monter dans les tours.

Bon sang, c’est qui le chef à la maison ?

En tout cas, c’est pas eux.

 

Eh bien, tu me croiras, en général, ils retrouvent l’appétit.

Je ne force pas à finir une assiette, mais sans déc, je fais l’effort (même si c’est souvent un plaisir, quand j’ai le temps…) de cuisiner. Pas de la grande cuisine, mais j’ouvre rarement des conserves, je CUISINE, avec des bons légumes, des trucs sains.

Alors la moindre des choses c’est de goûter. Ensuite, on avise.

Les légumes, il y a des dizaines de façons de les cuisiner. C’est pas sorcier. Alors capituler parce qu’un gosse n’aime pas.

Là, vraiment, je ne comprends pas.

Mais bon, chacun fait comme il veut, comme il peut, je sais.

Sur ce sujet, je ne suis pas hyper démocrate, JE cuisine donc JE décide.

C’est moi la mère, l’adulte responsable.

Et toi, tu fais comment ? Tu laisses faire ?

3 réflexions sur “6 / La loi de l’emmerdement minimum

  1. 100% d’accord avec toi ! Je refuse les « c’est dégeu », j’accepte les « j’aime pas » à condition que ce soit goûté. Je n’insiste pas avec les choux (choux bruxelles, chou rouge, choucroute) parce que moi non plus j’aime pas (…) et va savoir pourquoi, les aubergines ne passent pas avec mes enfants ! Pour le reste, si tu finis pas ton assiette, c’est que tu n’as plus faim, donc pas de dessert ni rien ! Ma fille a une copine qui vient de temps en temps manger à la maison, elle est tellement pénible qu’avec elle je capitule ! Quand elle vient c’est raviolis, pizza ou lasagne ! M’en fout, chu pas sa mère, ouarf ouarf ouarf !

  2. Alors là, tu as cent fois raison ! Qui a dit qu’il fallait s’occuper des petits des autres ? Manquerait plus que ça. Chacun son job ! Mais par contre, quand les miens vont chez les copains, je leur fais la morale > c’est pas le restau, tu mangeras ce qu’il y aura, et en plus, tu diras merci à la dame !!!

  3. Alors, bien que je sois plutôt difficile pour manger – je l’avoue je n’aime pas TOUT -, je suis vigilante sur ce que je prépare. J’essaie d’équilibrer au maximum les repas. La règle : au moins un plat avec des légumes par jour. Si y’en a pas à midi, tu en trouveras dans ton assiette le soir! Et si le menu ne te conviens pas, tu peux te lever de table. On n’est pas au resto, y’a rien d’autre à la carte… Mais je fais mes menus en fonction des goûts de chacun. Lola est difficile, depuis qu’elle est bébé. Elle boude tout ce que les bébes adorent en général : les carottes, les courgettes, les patates (ça va un peu mieux), les purées et tout ce qui est sucré, fruits y compris ( à part les pommes, le chocolat et les bonbons). Par contre, tu peux lui préparer des asperges, des aubergines, des champignons, des épinards, des haricots verts, des lentilles, du boudin, une moussaka et là, elle se régalera, va comprendre… J’ai essayé plusieurs fois de lui faire manger des carottes, mais y’a rien à faire. J’insiste pas. Du moment qu’elle mange quand même des légumes, ça me va… Quand je fais des carottes, je rajoute quelques haricots verts et c’est réglé. Son frère par contre mange de TOUT, mais vraiment de TOUT. Le contraste entre les 2 est étonnant. Lola a toujours refusé les nouveautés et lui, y’a rien qui l’effraie. J’avoue, j’essaie même de trouver LE truc qu’il n’aimera pas, mais je cherche encore…

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